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Certains germes sont animés de mouvements vifs, d’autres de mouvements lents. La motilité peut s'effectuer suivant une ligne droite ou sinueuse; certaines cellules bactériennes se déplacent par saccades, d’autres lentement. Il est possible parfois de constater une progression par oscillation autour de l'axe de translation, par translation, par rotation rapide autour du petit axe.
La motilité bactérienne varie sous l’action de bien des facteurs. Tout d’abord le stade d'évolution de la plastide est à considérer : au stade sporanges B. subtilis est presque toujours immobile.
Il est des cas où les germes peuvent paraître spontanément tantôt mobiles, tantôt immobiles. |
Le mouvement est ensuite susceptible de modifications sous l’action de divers agents tels que: le milieu de culture, les substances chimiques, les actions physiques. La viscosité du milieu nutritif obtenue par addition de gélatine, de gélose en certaines proportions peut entraîner l’immobilité de germes mobiles
La motilité peut être de même défavorablement influencée par le froid (LEHMANN et FRIED, 1903), la température: des cultures de B. chlororaphis effectuées à la température du Laboratoire présentent encore des cellules se déplaçant avec rapidité après un ou deux mois. Si on opère à 40° C. on ne trouve plus d'éléments mobiles et ceci assez rapidement. À 25-30° C. la motilité persiste encore assez longtemps. LAssEur (1911), dans son étude sur B. chlororaphis a montré que l'acidité ou l’alcalinité du milieu n'influencent pas la motilité des germes d’une façon très sensible, tant que ces facteurs n’entravent pas la végétation. Une trace d’antiseptique tel que l'acide phénique supprime les mouvements vitaux des germes. L’atropine, la codéine activent ceux de B. chlororaphis (LAssEuR). La présence ou l'absence d'oxygène détermine l’immobilité de certains aérobies eu de différents anaérobies
La présence de mouvement vital chez un germe implique nécessairement la présence d'organes moteurs que l’on appelle des fouets (1). Les créateurs de la Bactériologie qui étaient des Naturalistes ont fait jouer aux fouets un rôle important dans la diagnose de l'espèce. Nous dirons de suite qu'étant données les difficultés inhérentes à la recherche de ces organes, on ne peut baser une classification sur la position et le nombre des fouets ; ce caractère doit seulement fournir d’utiles indications en systéma-
(1) EHRENBERG (1838-1862) le Premier signala la présence d’un organe de mouvement ayant la forme d’une trompe cffilée et déterminant des tourbillons.