‹ Contribution à l'étude des bactéries bleues et violettesChapitre 15 sur 140 · ACTEURS · texte numérisé non relu

ACTEURS

tique. Il permet en effet comme l’ont montré LASSEUR, VERNIER, Duparx et ZAHL (1930) de séparer des germes que l’on pourrait confondre facilement.

Les fouets peuvent être situés à un pôle de la plastide ou sur toute sa surface.

Dans le premier cas il peut y en avoir:

1° un seul: B. pyocyaneus GESSARD, B. caryocyaneus BEIJERINCK-Du- PAIX, B. cvanogenes HUEPPE FLUGGE ;

2° un à deux: B. le Monmieri LASSEUR :

3° un à quatre: B. fluorescens putidus FLUGGE, B. cyaneo-fluorescens ZANGEMEISTER, B. chlororaphis GUIGNARD et SAUVAGEAU.

Dans le deuxième cas on a des Bactéries péritriches tels que:

B. fluorescens albus ZIMMERMANN, Bacille fluorescent pathogène pour les plantes ZACH., B. mesentericus niger LUNT.

La longueur des fouets peut aussi être déterminée car « à des stades d'évolution donnés, les fouets d’une même espèce bactérienne ont une longueur approximativement déterminée » (Lasseur et ses Collaborateurs, 1930).

Forme et mode de groupement

Ces caractères de morphologie externe étant précisés, il est nécessaire d'examiner quelle est la forme et le mode de groupement des plastides. Les éléments peuvent être arrondis, présenter un aspect en bâtonnets ou être sinueux.

S'ils sont arrondis, on a des formes en cocci qui peuvent être isolées ou associées. Dans ce dernier cas on observe un groupement sans ordre précis ou suivant un mode caractéristique. Au cours du processus de multiplication, la division, au lieu de s'effectuer suivant un diamètre (Staphylocoque) ou suivant deux diamètres perpendiculaires l’un sur l’autre et dans un même plan (Tetragène), s'opérera suivant trois plans perpendicujaires dans trois directions différentes. Les masses cylindriques de cocci obtenues dans ce dernier cas sont appelées Sarcines.

Parfois nous rencontrons au contraire des éléments en bâtonnets dont certains peuvent être groupés par deux et inclus dans une capsule. Des éléments peuvent être le siège de modifications internes qui à un moment de leur existence les transforment en sporanges.

ES Coloration naturelle des plastides

Au cours de ce premier examen morphologique et avant de pénétrer plus avant dans l'étude de la structure de la plastide, il est nécessaire de faire mention du pouvoir chromogène.

Certaines Bactéries ont en effet la propriété de sécréter des pigments les uns rouges, d’autres bleus, verts, jaunes, etc. Il faut donc maintenant préciser quel est le siège de ce pigment remettant à une partie ultérieurs de cet ouvrage, l'étude de sa nature, de sa formation, de ses propriétés physiques et chimiques.

Sous certaines réserves on peut reconnaître que les plastides d'un grand nombre de formes bactériennes telles que: B. pyocyaneus, B. caryocyaneus, B. chlororaphis, B. cyaneo-fluorescens… sont pratiquement incolores, malgré leur propriété de donner, dans les milieux nutritifs où elles vivent, les colorations les plus intenses et les plus belles.

Les Bactéries pourpres au contraire, sont considérées par presque tous les auteurs comme le type de Bactéries colorées. À côté de ces exemples de plastides normalement teintées et de plastides incolores il existe des termes intermédiaires. Ce cas semble être réalisé chez B. prodigiosus, B Le Monmieri (A. Dupaix, 1931), (LASSEUR, VERNIER et A. Duüpaix,

Page 1