‹ Contribution à l'étude des bactéries bleues et violettesChapitre 17 sur 140 · SIN · texte numérisé non relu

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sant du matériel fixé, à obtenir des modifications considérables du système colloïdal contenu dans la cellule. La vacuole a été particulièrement bien étudiée par A. Duparx (1932) (1).

Noyau. — La question du noyau est quelque chose de tout à fait complexe. De très nombreux auteurs en ont fait le but de leurs recherches. L'existence d’un noyau a été niée par certains, tels que FiscHER, MIGuLA; d’autres ont au contraire, été partisans de son existence. Parmi ceux-ci certains ont tenté d’assimiler toute la cellule, le protoplasme, la membrane, les vacuoles à une formation nucléaire. D’autres ont vu dans les grains métachromatiques les éléments porteurs des qualités héréditaires.

Des savants sont partisans de l'existence d’un organite à contour bien défini ou d’un noyau diffus. Malgré les travaux de nombreux auteurs, la question du noyau n’est pas encore résolue. Les faits observés par ScHAU- DINN ne sont nullement probants. Rien ne prouve que le germe étudié par ce savant soit une Bactérie. Il en est de même de B. gammari étudié par VeJpovsKkvy. Tels sont les avis de GUILLIERMOND et A. MEYER qui sont les auteurs les plus au courant de la question du noyau chez les Bactéries.

Lasseur, MARCHAL et A. DuPaIx (1931) estiment que tout travail effectué sur un matériel dont l’origine bactérienne n’est pas démontrée ne doit être accepté que sous les plus expresses réserves.

A la suite de toutes dernières recherches RIPPEL (1932) écrivait: « 4 n'existe pas de noyau morphologiquement définissable chez les Bactéries ».

CARACTÈRES DE CULTURE ACTION DES AGENTS PHYSIQUES I. — Température

L'être vivant est constitué de complexes colloïdaux qui sont sans cesse en voie de transformation; ils n’acquièrent leur équilibre final que lorsqu'ils sont arrivés au stade de la coagulation à partir de laquelle les systèmes obtenus sont irréversibles.

La température exerce une influence très importante sur les processus biologiques. Elle hâte la vitesse des réactions, dont l'individu est le siège et elle l’achemine plus où moins rapidement vers sa destruction.

(1) In Bulletin Assoc. des diplomés de Microbiologie, N° 5, 1932.

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L'édification de la substance plastidulaire et la multiplication de la Bactérie sont sous la dépendance du facteur thermique. La vie de l'élément bactérien n’est possible qu'entre certaines limites bien déterminées, elle offre un maximum à une température particulièrement favorable qui est appelée température optimum.

Les espèces bactériennes possèdent un optimum, un minimum et un maximum de température de culture qui varient suivant les espèces considérées. La température optimum est beaucoup plus proche de la température maximum que de la température minimum.

La sporulation, la germination, la multiplication cellulaire peuvent s’effectuer à une température optimum identique, mais bien souvent il n’en est pas ainsi, tel le cas des températures où ALMQUIST (1922) aurait montré l'existence de phénomènes sexués chez les Bactéries.

Le maintien à la température optimum a pour effet de déterminer une diminution de la vitalité bactérienne en même temps qu’une atténuation de certaines fonctions, par exemple la fonction chromogène, la faculté de donner des spores etc... |

De ces considérations doivent découler des principes tout à fait importants pour la conservation des collections. Les souches que l’on doit conserver ne doivent pas être placées à une température voisine de la température optimum, sinon on provoque une mort rapide des cultures. Les premières heures de développement doivent seulement s'effectuer à une température optimum mais rapidement les germes doivent être ramenés à une température, où l'assimilation et la désassimilation ont à peu près la même valeur.

A. Dupaix (1933) a souligné l'importance de ces faits dans son remarquable travail sur B. caryocyaneus.

Pour caractériser un germe il peut être très intéressant de déterminer sa température mortelle. Il ne faut cependant pas oublier que dans une même suspension bactérienne tous les éléments ne sont pas également sensibles à l’action des différents agents physiques. Il y a une série de températures mortelles pour les Bactéries constituant ces suspensions. On peut déterminer la mort des éléments constituant une culture, en agissant soii sur le facteur temps, soit sur le facteur température. Pour que cette notion ait une réelle valeur il faut préciser et la température à laquelle on a opéré, et la durée d'action de cette température. Il ne faut pas oublier non plus d'indiquer l'espèce microbienne utilisée, la souche, l’âge de la culture (on doit souligner l'existence ou l’absence de formes de résistance), la nature du liquide dispersif, la concentration en éléments bactériens, la

masse chauffée, l'accès de l'oxygène et le milieu utilisé pour déceler les germes qui auraient résisté à la suite du chauffage (1).

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