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la méthode de RUMPLER (1) pour les substances difficilement cristallisables, il n’a pas été possible à RrIner Muzrer de faire cristalliser l’amylocyanine. Ce pigment résiste à un chauffage prolongé à 60° € mais se décolore à 100° C. Il se décolore de même lorsqu'on le traite par l'eau oxygénée.
Les acides le font virer au rouge, les alcalis au vert. LEHMANN a retrouvé ce pigment chez Bact. anthocyaneum isolé de l’eau du Main. C’est de même le pigment des Actinomyces.
Si l’on traite une solution aqueuse d’amylocyanine par une quantité égale de glycérine, d'alcool absolu ou d’acétone, ou si l’on sature la solution par le chlorure de sodium on n'observe pas de changement notable dans la coloration.
En additionnant la solution aqueuse de chlorure de sodium, de chlorure de baryum, de chlorate de potassium, d'iodure de potassium, d’azotate de baryum, d’azotate de strontium, d’acétate de potassium, d’acétate de plomb, de thymol, MuLLER n'a obtenu aucun changement de coloration.
Il n’a pu obtenir la matière colorante sèche qu’en évaporant la solution aqueuse à basse pression. Il a essayé de l'isoler par défécation par le nitrate mercureux, le sulfate mercurique, l’acétate tribasique de plomb et a obtenu des flocons verts. Avec le chlorure de zinc, le chlorure d’étain, le chlorure de sodium il a obtenu un précipité de flocons rouges.
MULLER a essayé d’absorber l’amylocyanine par le charbon animal. Il a obtenu une absorption complète. Par contre la craie pulvérisée ne fixe pas le colorant. |
La décoloration du pigment ne commence qu’à l’ébullition. À 60° C MuLLER ne pouvait décolorer son pigment même par chauffage prolongé. L'eau oxygénée et le perhydrol de Merck décoloraient très rapidement (en quelques heures) l'amylocyanine ainsi que la solution N de potasse et la solution N d’acide acétique (en 24 heures).
Les corps avides d'oxygène tels que l'essence de térébenthine en couche assez épaisse, superposés à la solution aqueuse d’amylocyanine, décoloraient celle-ci en quelques jours.
MuLzer n’a pu obtenir la décoloration de l’amylocyanine dans une atmosphère raréfée d'oxygène par le vide (pression de 20 mm. de Hg). En traitant le pigment de B. cœlicolor par les acides chlorhydrique, sulfurique, acétique, citrique, salicylique, MULLER a fait virer le pigment du bleu au
(1) Berichte der Deutsch. Chem. Gesell, Bd. XXXIII, 1900, p. 34 à 74.
touge. En prolongeant l’action des réactifs il a obtenu une coloration jaune clair ou une décoloration complète.
Il a pu provoquer l'apparition d’une coloration rouge, persistant dune plusieurs jours, par addition d’alun, de sulfate de chaux, de sulfate de magnésie, de sulfate de zinc, de chlorure de strontium, de chlorure de lithium, de chlorure de magnésie, de chlorure de manganèse, d’azotate de chaux, de bi-phosphate de chaux.
Cette coloration rouge vire au vert avec les alcalis tels que la potasse et la soude. Mais ceux-ci produisent au bout de quelque temps une décoloration. La couleur verte obtenue par addition de chlorure, de sulfate, de nitrate de mercure, de borax, de tartrate neutre de potasse, d’acétate de plomb est très fixe.
La coloration bleue n’est pas modifiée par agitation de la solution avec le chloroforme, l’éther, la benzine, le xylol. Il est à remarquer que le xylol permet de la conserver pendant un mois.
MuLLER n’a trouvé que deux substances qui soient analogues à l’amylocyanine au point de vue de leurs réactions.
L’une la syncyanine du lait bleu est insoluble dans tous les solvants autres que l’eau et la glycérine (THUMM), mais elle ne rougit pas par addition d'acide et ne verdit pas par action des alcalis. L'autre est un pigment sécrété par le Micrococcus cyaneus, qui donne d’abondants enduits bleu cobalt. Cette matière colorante est seulement soluble dans l’eau et présente des virages analogues à ceux du tournesol, avec les alcalis et les acides.
Dans ses travaux MuLLEr tend à rapprocher l’amylocyanine, de l’anthocyanine « Blumenblau » (bleu des fleurs) qu’on trouve dans les feuilles des végétaux supérieurs. L’amylocyanine présente d’ailleurs dés réactions légèrement différentes de celles de l’anthocyanine.
À ce sujet, nous renvoyons le Lecteur aux remarquables publications faites par GUILLIERMOND sur la formation des pigments anthocyaniques (1).
(1) Recherches cytlologiques sur les pigments anthocyaniques et les composés oyflavoniques: À, GUILLIERMOND, — Revuc générale de Botanique, Tome 46, 1934.
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BACILLUS LACMUS Schrôtter 1889
Ce germe appelé encore Bacille tournesol a été observé à Breslau, dans les serres du jardin Botanique. Il a été signalé pendant plusieurs années dans les bâtiments du jardin Botanique d’Eichborn. Il se développerait à la faveur de l'humidité et à Breslau on aurait constaté son existence surtout en automne et en hiver sur des travées fraîchement peintes avec une couleur à l’huile. Il a été décrit par SCHRÔTTER en 1889 et par Tonr et TREVISAN la même année.
MORPHOLOGIE
Le germe est constitué par des cellules cylindriques de 4 & de long sur o & 6 de large.
CARACTERES DE CULTURE
Ce germe difficilement cultivable n’a pas fait l’objet d’études approfondies. L’oxygène de l’air de même que la sécheresse de l’atmosphère diminueraient considérablement l'intensité du pigment sécrété par ce germe.
PIGMENT
B. lacmus donne un pigment bleu violet pâle ou rose rouge en cercles concentriques dans les colonies. Les colonies bleu violet virent au rouge sous l’action de l'acide acétique et au bleu sous l’action de l’ammoniaque.
B. CŒRULEUS Smith 1887 B. CŒRULEUS Voges 1893
Sous le nom de B. cœruleus il'a été décrit trois germes qui présentent certaines analogies ; deux doivent être néanmoins distingués l’un de l’autre, ce sont B. cœrelus VOGEs, et B. cœruleus SMITH (1).
Nous étudierons donc ces deux germes dans un même paragraphe, nous réservant à la fin de cet examen de donner un tableau indiquant les principaux caractères susceptibles de les différencier.