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CHAPITRE IV

B. VIOLACEUS Macé 1888

B. violaceus Macé 1888 à encore été appelé Bacteridium violaceum SCHRÔTTER 1880. B. violaceus G. et P. FRANKLAND: 1880. Pseudomonas violacea (SCHRÔTTER) MIGULA 1900. Pseudomonas pseudianthina MicuLa

B. violaceus est une Bactérie que l'on rencontre fréquemment dans l’eau. Elle a été isolée d'eaux de différentes provenances par MACÉ qui la mentionne en 1888, comme existant dans des eaux de puits, de citerne, de rivière. ARTAULT (1803) l'a signalée dans des œufs et en expliquait la provenance par l'infection de ceux-ci au contact de la paille humide.

Rencontrée fréquemment dans les liquides en putréfaction, sa présence dans les eaux coïnciderait, d'après MACÉ avec celle d’une forte proportion de matières organiques. MACcÉ (1888), BRÉVILLE (1897), IMBEAUX (1897).

D'après MAcÉ selon toute probabilité B. violaceus correspondrait au germe provenant de l'air décrit par SCHRÔTTER (1881) sous le nom de Wicrococcus violaceus.

Bujwip (1887) l’aurait caractérisé de mème dans l’eau provenant de la

fusion de grelons.

MORPHOLOGIE

Une culture de B. violaceus est constituée par des bâtonnets de 2 4 à 3 v de long sur o & 4 à o w 5 de large. Le germe isolé par G.-C..FRANKLAND et P.-F. FRANKLAND à partir d’une eau de rivière et étudié par ces savants en 1880 était un bâtonnet court de 1 w 7 de long sur o & 8 de large.

MOTILITÉ

B. violaceus serait un germe immobile, d’après MACÉ, pouvant être lentement mobile dans les liquides. D'après le même auteur il ne présenterait pas de fouets à la température ordinaire. Cependant MIGuLA a pu colorer

SG

un fouet polaire chez Ps. violacea MiGura et B. violaceus G. et P. FRANK- LAND.

SPORULATION

Dans les vieilles cultures B. violaceus formerait des spores arrondies Îéwèrement elliptiques.

La gélose constituerait le milieu le plus favorable à la sporulation. Les spores ne sont jamais bien nombreuses et apparaissent au milieu de la plastide, qui se gonfle.

COLORABILITÉ

B. violaceus ne prend pas le Gram. Il se colore facilement sous l'action du bleu de méthylène ou de toluidine. Il n’est pas acido et alcoolo-résistant.

TEMPÉRATURE

B. violaceus cultive à la température du Laboratoire. Il serait assez sensible à la chaleur, car un séjour d’une minute à 35° C. suffirait à détruire 8o % environ des plastides.

AÉROBIOSE

B. violaceus est un germe aérobie.

CARACTÉÈRES'DECULEURE MILIEUX SOLIDES

Gélatine. — 1° Sur plaques de gélatine on obtient rapidement des colonies à bords sinueux, présentant une surface ondulée. La partie centrale de la colonie s'enfonce assez rapidement et la liquéfaction s'opère brusquement. La colonie nage alors sur le liquide obtenu, se colorant en violet après un temps assez long. Cette coloration se fait tantôt sur toute sa surtface tantôt sur une partie en procédant par zones concentriques.

2° Sur gélatine en piqüre on observe peu de temps après l’ensemencement une liquéfaction, Une pellicule adhérente aux parois se forme en surface et présente parfois un mince liseré violet. La liquéfaction est fonc-

tion de la concentration en gélatine du milieu. Les cultures dégagent fréquemment une forte odeur d'acide butyrique.

Gélose. — Sur gélose on obtient en deux à trois jours une culture épaisse et plissée qui devient rapidement d’un beau violet noir.

MILIEUX LIQUIDES

Bouillon. — En bouillon le développement de B. violaceus se fait comme dans la gélatine liquéfiée, c'est-à-dire: formation d’un liquide trouble surmonté d'une pellicule blanche, adhérente aux parois.

MILIEUX SYNTHÉTIQUES

W.-J. HARTLEY (1913) a cultivé, sur milieu synthétique un Bacille qui paraît identique à B. violacus.

INDOL

B. violaceus ne forme pas d’indol.

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