‹ Contribution à l'étude des balancements psycho-somatiquesChapitre 18 sur 50 · NA · texte numérisé non relu

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Le mardi matin, la température est à 39°, la dyspnée est toujours vive ; on pratique un examen complet de tous les appareils qui ne permet de mettre en évidence aucun signe permettant d'orienter le diagnostic ; on note une tension-artérielle de 8 X 5 au Boulitte, À 14 heures, la malade vomit en abondance des haricots ingérés le dimanche, c’est-à-dire 48 heures avant le début des accidents.

Le soir, nouveau vomissement:; température 39°2 ; goutteà-goutte rectal de sérum glucosé, tonicardiaques.

Mercredi 30 septembre : la malade se plaint de l’estomac, dont elle à, dit-elle : « loujours souffert quand elle était déprimée » ; à l’examen, on constate : à l'inspection, la région épigastrique paraît tendue, la palpation, non douloureuse, met en évidence un empâtement diffus, mal délimitable de toute la région ; la percussion montre une large matité, débordant à gauche, se confondant avec une matité hépatique normale ; la rate n’est pas percutable, le reste de l’abdomen paraît normal.

Par ailleurs, la base pulmoñaire droite devient mate, les vibrations vocales ne sont plus perçues, et on entend un souffle doux, pleurétique à la limite supérieure de la matité ; le cœur reste rapide et arythmique, le pouls à 140, la température en plateau à 39°7, la tension artérielle basse.

Jeudi 1° octobre, un avis chirurgical donné par le Dr Beaussenat, chirurgien de l'Etablissement, nous fait discuter la possibilité d’un abcès sous-phrénique à développement supérieur et à symptomatologie thoracique.

Vendredi 2 octobre : on note une rémisson des signes généraux et une évolution de l’état pulmonaire ; à son tour, la base gauche devient mate ; à droite, le souffle est devenu rude et râpeux et on entend des râles disséminés en petits foyers vers l’aisselle et dans la région sous-claviculaire ; la toux est sèche, Pexpectoration purulente, la dyspnée moins vive, le plastron épigastrique semble rétrocéder, la langue reste saburrale.

Le samedi, l’état paraît stationnaire, mais la température remonte et la malade meurt dans l’après-midi.

Il à été surtout frappant de remarquer chez cette pauvre femme que, dès qu’elle est sortie de son coma, dans la nuit du

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lundi 28 au mardi 29, et jusqu’à sa mort, elle a retrouvé toute sa lucidité, a accepté toutes les boissons qui lui étaient offertes, a été très aimable avec sa famille, et fut parfaite au point de vue psychique, elle qui, depuis plus d’un mois, était alimentée à la sonde, ne parlait pas, étail opposante et parfois agitée.

Ces faits intéressants sont utiles à connaître et doivent entrer en considération dans les méthodes thérapeutiques par choc, car il serait dangereux de croire, en se fondant sur un certain retour de lucidité préagonique, que le dégagement de l’état mental est lié à Papparition d’une maladie grave mettant la vie en danger. De très nombreux schizophrènes ne sont nullement améliorés mentalement lorsque leur état général fléchit, et lorsqu'ils entrent en cachexie, au contraire nous avons observé des guérisons impressionnantes au moment où apparaît une localisation

viscérale comme nous l’exposons plus loin.

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