‹ Contribution à l'étude des balancements psycho-somatiquesChapitre 21 sur 50 · PRAGUE · texte numérisé non relu

PRAGUE

2° Apparition de la céphalée et des crises jacksoniennes. — Mais c’est alors qu'apparaissent pour la première fois les maux de têle : ceux-ci surviennent brusquement et constituent souvent l’aura de crises jacksoniennes; la malade éprouve des élancements violents à la région frontale, puis occipitale, suivis assez rapidement d’une douleur au bras et à la jambe droite. En même temps, la main et le bras droits sont animés de secousses cloniques rapides, durant 5 minutes environ. Aussitôt que les secousses du membre supérieur sont arrêtées, le mal de tête s’atténue rapidement, puis disparaît.

Au début la malade avait ainsi deux à trois crises par jour ; la face n’était jamais prise, et la malade n’a jamais perdu connaissance. Les crises se sont progressivement espacées depuis le mois dernier ; la malade n’en à plus eu depuis le 15 juin. Toutefois, elle a continué de présenter des crises de céphalée qui surviennent plus ou moins brusquement, sont très intenses et durent en moyenne de cinq à dix minutes. Ces céphalées se répètent souvent plusieurs fois dans la même journée. La malade accuse, en outre, des douleurs au niveau de la face, du côté gauche, siégeant le long du maxillaire inférieur et irradiant dans la tempe, et toute la face.

3° Troubles de la vue. — En outre la malade accuse des troubles visuels. Déjà durant l’été 1934, avant le début de tous ses troubles, la malade avait remarqué qu’elle ne voyait pas très nettement de l’œil droit. Elle n’y avait pas d’abord prêté attention.

Depuis deux à trois mois, ces troubles visuels se sont accenlués ; la malade voit trouble el par moments, présente de la diplopie très nette (voit deux autos dans la rue, deux objets au lieu d’un). Elle a consulté récemment un oculiste, qui lui a prescrit le port d’un verre dépoli.

4° Crises de narcolepsie. — Enfin, depuis également deux à trois mois, la malade est sujette à des crises de narcolepsie; de temps en temps, dans la journée, la malade se sent saisie d’une invincible envie de dormir ; elle s’assoupit alors quelques instants et s'endort malgré elle. Au sortir de ces crises de narcolepsie, elle présente des petits moments de confusion: elle se croit, par exemple à Saint-Mandé, ou bien elle ne se

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