‹ Contribution à l'étude des balancements psycho-somatiquesChapitre 45 sur 50 · ANUS PISE · texte numérisé non relu

ANUS PISE

(1873) ne peut dormir dans son lit, qu’autant que les matelas en sont disposés sous forme d’une espèce de fauteuil, reposait durant tout le temps de cette fluxion de poitrine parfaitement étendu sur le dos Maintenant bien que les rhumes présentent chez lui des caractères particuliers et le rendent extrêmement souffrant, jamais, pendant toute la durée de ses rhumes 1 n'a ses accès d'asthme ».

Sergent donne un autre exemple plus récent dans la Presse Médicale 1930, (Observation résumée) :

-« M. B.., 21 ans, à hérédité, dite arthritique, chargée. Atteint depuis l’âge de 3 ans, d'asthme sans étiologie manifeste et rebelle à tout traitement. Dès le début, les crises d'asthme alternaient avec des manifestations bronchitiques et eczémateuses, le tout, accompagné de réactions nerveuses générales, désordonnées : inquiétude morale, angoisse irraisonnée, hyperexcitabilité génitale. De plus les épisodes urticariens, de cause diverse, n’apparaissent Jamais en même temps que l’asthme. Un peu plus tard, la tuberculose est soupconnée. Les examens répétés, cliniques, bactériologiques, radiologiques (à part à l’écran quelques silhouettes de périlobulite) sont absolument négatifs. Le malade part pour le Midi. Au cours de son voyage : hémoptysie brusque. Dès lors l’asthme disparaît, il reste un peu d’oppression. Quatre mois après la première consultation, on trouve des B. K ».

Dans leurs études sur le somnifène, CLAUDE et BARUK ont obtenu des stades psycho-organiques, suivant les doses employées. lis ont observé : tantôt des réactions psychologiques, tantôt une série de troubles organiques de plus en plus profonds : rigidité décérébrée, automatisme, signe de Babinski; ces stades étant réversifs; en raison des signes

organiques précédents, ils ont abandonné cette méthode.

L'existence de telles réactions, montre que tout se passe comme si la réaction psychologique consistait en la réaction la plus fine et la plus légère du système nerveux, les réactions et les signes organiques représentent une atteinte plus profonde. Entre les deux, il n’y a qu’une différence de degré et non de nature, comme on l’a cru longtemps; et le passage de l’un à l’autre peut. s’observer suivant les variations de certaines imprégnations toxiques.

La guérison des psychoses graves après une localisation somatique quelconque, relève d’un mécanisme inconnu qu’il faudrait étudier et essayer de connaître, plutôt que de tenter des thérapeutiques aveugles, ces faits ouvrent tout particulièrement en psychiatrie de très intéressantes

perspectives d’avenir.

THERAPEUTIQUE

L'observation de guérison de maladies mentales au cours d’affections somatiques intercurrentes, a naturellement suggéré des méthodes thérapeutiques variables suivant l’époque et l'explication donnée aux faits observés. Toutes ces méthodes ont parfois donné de bons résultats, mais bien souvent on a observé des échecs, ou des améliorations passagères.

-Nous allons passer en revue ces méthodes, des plus an-

ciennes jusqu'aux plus récentes.

La saignée.

Les anciens se servaient beaucoup de la saignée pour le traitement de l’aliénation mentale; ils l'employaient même trop, si bien que PINEL et EsQuiRoL se sont élevés violemment contre son emploi exagéré. Cependant ESQUIROL l’emploie dans quelques cas : « Elle est indispensable aux sujets pléthoriques lorsque la tête est fortement congestionnée, lorsque les hémorroïdes ou des évacuations sanguines ont été supprimées ».

GuISLAIN l’emploie également mais, dit-il, « elle est réservée à des cas spéciaux; il est parfois utile chez des sujets bien constitués, atteints d’anxiété précordiale, d’instituer une petite saignée et de la renouveler à des intervalles plus ou moins rapprochés, on diminue par là l'oppression pulmonaire, mais on ne guérit pas, on soulage le pa-

tient et on simplifie la maladie. »

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