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Ensuite la saignée est peu à peu abandonnée, pour faire place aux autres méthodes thérapeutiques, cependant Régis dit : « Si on en a abusé jadis, on peut dire qu’à l’heure actuelle on n’en use peut-être pas assez ». Il trouve son emploi justifié dans certains cas, lorsque l’état congestif de l’encéphale est manifeste, ou lorsque le trouble psychique
est lié à un processus toxique.
La révulsion.
Cette méthode était très goûtée au milieu du siècle dernier, bien qu'EsQuiIRoL se soit montré sceptique à son égard. On essayait par cette méthode de provoquer les effets favorables constatés au cours des suppurations, des brûlures, des éruptions, des traumatismes chez les aliénés. On a ainsi employé les cautérisations, les vésicatoires, les lotions et pommades irritantes; parfois on n’hésitait pas à provoquer de grandes suppurations. MARCÉ dit : « Toutes les fois qu’on redoute un état congestif de l’encéphale, il ne faut pas craindre de provoquer une suppuration prolongée et profonde ».
GUISLAIN employait l’onguent stibié chez les attristés, en
application sur le crâne, aux bras, aux cuisses.
GRIESINGER avait attiré l’attention sur les grands dan-
gers de cette méthode : nécrose osseuse, gangrène, etc...
RÉGis attribue cependant encore une grande valeur à la révulsion, « c’est une excellente méthode thérapeutique, dit-il, à laquelle on n’a peut-être pas suffisamment recours dans les maladies mentales. Il recommande le séton à la nuque, les vésicatoires, le thermocautère, les frictions irri-
tantes dans le traitement de la paralysie générale.
L'abcès de fixation.
La méthode de FOCHIER, de l’abces de fixation aseptique par l’injection d'huile de térébenthine, a été appliquée en psychiatrie par AZEMAR et CATALA.
Rozier publie dans les Annales Médico-Psychologiques de 1931, des résultats obtenus par cette méthode dans la confusion mentale aiguë et dans les délires toxi-infectieux.
Mile Pascaz et LAURENT emploient cette méthode pour
examiner le fond mental des aliénes.
Médicaments fébricants
La guérison des troubles mentaux observée au cours de maladies fébriles intercurrentes, a naturellement fait penser à provoquer la fièvre chez les aliénés.
Déjà à l’époque d’'Esquiroz, on a essayé la pyrétothérapie, cet auteur nous rapporte, en effet, dans son Traité des Maladies Mentales que : le médecin chargé de l’hospice des insensés de Tuebingen, en Wurtemberg, fait prendre aux aliénés de son hospice, du muriate de mercure doux à doses répétées, afin d’exciter un mouvement fébrile, ce
qui lui réussit quelquefois. »
La propriété de l’acide nucléïque reconnue par CHANTE- MESSE de provoquer la fièvre et la leucocytose, fut utilisée en psychiatrie, sur le conseil de, Wagner JAUREGG, par son élève FISCHER ; il a observé quelques succès et des rémissions passagères.
DoxaTH, de Budapest, a essayé la même méthode en col-
laboration avec FISCHER, il l’a appliquée chez les paralytiques généraux, puis chez les déments précoces.
En France, LÉPiNE, de Lyon, en 1907, a essayé le nuceléinate de soude dans les psychoses, il a obtenu 6 guérisons sur 60 cas, quelques rémissions passagères et de nombreux échecs. Il aurait toujours observé une légère amélioration de l'état mental.
CoURBON et LASSABLIÈRE, au Congrès d'Amiens 1911, communiquent les résultats d’un traitement par le nucléinate
de soude associé à l’arsenic.
Sérothérapie.
La théorie de l’action bienfaisante des autotoxines au cours des maladies intercurrentes, a été le point de départ de tentatives sérothérapiques en psychiatrie. Des essais ont été faits avec du sérum de cheval antidiphtérique, antitétanique, etc, pour traiter les paralytiques généraux, par SICARD et POROT, ces auteurs auraient obtenu des résultats
favorables.
Traitement par les toxines microbiennes.
Se basant sur les bons résultats donnés par les maladies fébriles dans les affections mentales, Wagner von JAUREGG eut le premier l’idée d'appliquer la méthode de l’inoculaton des maladies infectieuses dans les psychoses. Dès 1887 il avait préconisé l’inoculation de la malaria tertiana aux malades mentaux, mais ce n’est que plus tard, en 1917, qu’il fit ses premières impaludations; ne pouvant songer à inoculer des maladies infectieuses graves, mais capables d’avoir une influence heureuse sur les psychoses, il conseilla l’injection des toxines moins pathogènes que le microbe qui les sécrète; c’est par un de ses élèves, BoEcKk, et
sous sa direction, que furent faits les premiers essais de
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pyrélothérapie bactérienne, en 1891. Il employa la tuberculine de Koch uniquement chez les paralytiques généraux, en même temps il essaya les cultures atténuées de bacilles pyocyaniques, les résultats furent beaucoup moins bons par cette deuxième méthode, qui fut abandonnée à cause des complications (syncopes).
Les essais avec la tuberculine furent répétés pendant plusieurs années, et publié, en 1919, au Congrès International de Budapest.
Ii employait des doses de début variant de 5 mmgrs à 1 cgr.; chez les sujets enclins à la tuberculose, la dose initiale n’était que de 1 mmgr. Le traitement comprenait 12 à 20 injections. Trois ou quatre cures étaient nécessaires pour pouvoir parler de guérison définitive.
La méthode fut introduite en France par ANGLADE et les résultats furent publiés dans la thèse de BouLos (Bordeaux 1918) sur le traitement de la paralysie générale par la tuberculine.
Wagner von JAUREGG a essayé ensuite chez les paralytiques généraux les injections de culture de staphylocoques et à observé quelques résultats.
La vaccination antityphique fut employée par LAFARGUE, de Bordeaux, et par LOGRE, qui publièrent quelques résultats heureux. D’autres vaccins furent employés par la suite surtout le vaccin antichancrelleux de NiCoLrE (Dmel-
cos).
Pyrétothérapie parasitaire.
Dès 1887, Wagner von JAUREGG a préconisé l’inoculation de la malaria tertiana aux malades mentaux, maïs ce n’est
qu’en 1917 qu'il tenta ses premieres impaludations. Cette
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méthode s’est vile généralisée et a donné d'excellents résultats. |
GERSTMANN, en 1922, éludie la malariathérapie.
Plus récemment Leroy et MÉbacowiTcH (1931) publient leur livre sur la Paralysie générale et Malariathérapie avec une préface de Wagner von JAUREGG.
Cette méthode thérapeutique s’est appliquée aussi aux psychoses non syphilitiques; en 1923, AGUGLIA et d'ABUNDO inoculèrent le paludisme à des parkinsoniens, des épileptiques et des déments précoces.
Ducosté, en 1932, pratique l’impaludation cérébrale. Les fièvres récurrentes furent également employées par certains auteurs, mais cette méthode ne doit être qu’exceptionnelle, car la transmission de la fièvre est délicate, il ne faut prélever le sang qu’au début de l’accès, sinon le virus s’atténue; il est nécessaire de faire des passages fréquents à souris, el enfin l’action des arsénicaux est douteuse, et on n’est jamais certain de pouvoir couper la fievre dans les cas menaçants.
À. MARIE avec LEvaDiri et LÉPINE, ont pratiqué l’inoculation de la fièvre récurrente intracérébrale et ont obtenu une fièvre continue plus longue que celle obtenue par voie
intra-musculaire et sous-cutanée.
Pyrétothérapie chimique.
En 1927, Knud SCHROEDER, de Copenhague, employa le premier l’huile soufrée comme médicament pyrétothérapique dans la paralysie générale, et les affections non syphilitiques du système nerveux central.
LAJOURNADE, dans sa thèse (Bordeaux 1933) a étudié les
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