ETUDE HISTORIQUE
Nos recherches bibliographiques nous ont permis de constater que les rapports entre les troubles psychiques et les troubles somatiques ont été remarqués dès la plus haute antiquité, c’est ainsi qu’on trouve dans HIPPOCRATE : « les crampes et les convulsions sont supprimées par la fièvre. Dans la mélancolie avec des accidents de phrénetis l’apparition d’hémorroïdes est favorable. Ceux qui sont pris de folie spontanément ou secondairement en sont délivrés par une douleur venant aux pieds ou à la poitrine et par une toux intense, si cela n’advient pas, la folie dure... La suppression des crachats chez les phtisiques les jette dans l’égarement de la raison... »
De même GaALIEN relate le cas d’un homme qui fut guéri de sa folie par une fièvre quarte.
Au début du siècle dernier, PINEL signale la guérison de la folie par des localisations viscérales; on trouve dans son traité médico-philosophique sur l’aliénation mentale, l’observation d’un mélancolique délirant guéri rapidement par une jaunisse; celle d’un dément guéri par une tumeur de la parotide, il signale également la terminaison critique de l’aliénation mentale par des éruptions spontanées. Dans son traité sur la manie, il rapporte le cas de la guérison d’un maniaque par l’engorgement d’une parotide.
Dans sa thèse inaugurale (page 24 et suivantes), PINEL dit qu’il existe quelquefois une espèce d’alternance entre les symptômes de la phtisie pulmonaire et les phénomènes de
délire.