‹ Contribution à l'étude des Bartholinites et de leur traitementChapitre 7 sur 13 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

EF... Marcelle, âgée de 22 ans, bonne de café, prostitution depuis 20 ans. Aucun antécédent vénérien. À son entrée à l'hôpital qui a lieu le 18 septembre 1896 on ne trouve pas de goutte uréthrale, la vulve est normale ; pas de gonflement, ni de rougeur des lèvres, pas de douleur pendant la marche, ni à la miclion, ni à la défécation. En palpant attentivement la grande lèvre gauche on sent dans la profondeur une petite masse pâteuse-et molle, indolente {cependant la malade a ses règles). En pressant sur celle pelite masse, on fait sourdre du pus par l'orifice naturel de la glande de Bartholin, le pus est séreux, mal lié, il renferme des gonococci ; l’orifice est exulcéré, ses bords sont mal limités, tout autour de lui la muqueuse est injectée. Ici, on le voit, toute lésion vulvoide ou vaginale uréthrale avait disparu.

Velpeau, Bois de Laury ont admis la transformation possible de la bartholinite en kyste que nie Bonnet ; en effet lobstruction du canal excréteur peut succéder à un abeës par suite de sclérose et le kyste est ainsi formé.

Ces kystes du canal excréteur contenus dans l'épaisseur de la petite lèvre font saillie dans le canal vulvaire el sont seulement recouverts par la muqueuse {kystes superficiels de Pozzi). |

Les kystes de la glande proprement dite font saillie à

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la partie postérieure de la grande lèvre et sont recouverts par la peau et le tissu cellulaire de la grande lèvre (kystes profonds de Pozzi). Ces kystes peuvent rester longtemps indolents et, s'ils sont de faible volume, occasionner une gêne très faible; mais ils sont sujets à des poussées inflammatoires et à se rompre. Le médecin sera consulté à propos de cet accident.

Deux évolutions sont possibles après cette suppuralion : le kyste se rompant la poche peut s'éliminer et le malade être complètement débarrassé de son affection. Mais celte heureuse éventualité peut ne pas être et on aura alors la destruction de la parois avec perte de subslance : d'où fistules inlarissables et n’avant aucune tendance à la cicatrisalion. Les fistules dont nous avons parlé, soit qu'elles proviennent de lobules aberrants (Huguier en a démontré l'existence), soit de fusées purulentes, soit d'après le mode indiqué ci-dessus, sont d'après l'ordre de fréquence des fistules vulvo-vulvaires.

Quant aux fistules vulvo-rectales, De Amicis en a publié 9 observations. A propos du lraitement nous reviendrons sur telle complication très RÉDAÈRE de l'affection qui nous occupe.

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