‹ Contribution à l'étude des Blastomycoses pulmonaires: Une nouvelle espèce de levure pathogène: Saccharomyces catarhallis n. spChapitre 13 sur 31 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Examen bactériologique des crachats.

Dans un chapitre précédent, nous avons indiqué comment les crachats furent prélevés et aussi de quelle façon nos diverses préparations furent effectuées. Ici nous indiquerons les résultats de nos observations.

Au cours de l’examen microscopique des frottis, nous sommes dès le début frappés par l'existence d’une grande quantité de formes globuleuses, généralement rondes, quelquefois légèrement ovalaires, d’un diamètre de 4 à 6 ; quelques-uns de ces éléments présentent à l’une de leur extrémité un petit bourgeon. Certains des globules sont entourés d'une mince capsule qui peut être mise en évidence par la coloration.

A côté de la levure, nous notons quelques pneumocoques, Cà et là parmi le mucus, présence d'assez nombreuses hématies et de quelques cellules alvéolaires.

De nombreux examens microscopiques opérés sur des frottis colorés par la méthode de ZIEHL-NIELSEN nous ont démontré constamment l'absence de tout élément acidoalcoolo-résistant ; ces observations semblent par conséquent devoir faire abandonner l'hypothèse d'une tuberculose pulmonaire.

Isolement et description de l’agent pathogène.

Nous avons eu l'occasion d’insister précédemment sur les diverses techniques d'isolement retenues par nous. Rappelons que la méthode des plaques en boîte de PETRI

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nous a donné les meilleurs résultats. Le milieu de culture utilisé au cours de cette opération est celui qui a été décrit par SABOURAUD (54).

Voici sa formule :

dE OUR A MTNC A NAN SR PRES Rue 1.000 gr.

Maltose brute de CHANUT.......... 40 gr.

Peptone granulée de CHASSAING.... 10 gr.

EE LE TE OA TR USE SE ÇA SRE RATES 18 gr.

Après avoir dissout dans l’eau maltose et peptone et ajouté la gélose, on liquéfie à la chaleur de l’autoclave ; on neutralise, filtre, répartit en tubes. On procède enfin à la stérilisation avec toutes les précautions indiquées par SABOURAUD.

Par la méthode des stries, nous avons obtenu des colonies levuriennes où notre organisme existait à l’état pur. À partir de celles-ci nous avons opéré des réensemencements sur milieux solides et liquides : milieu de SABOURAUD maltosé et bouillon maltosé.

À partir du 4° repiquage, notre organisme semble accoutumé et fixé : ce sont ces cultures définitives qui ont été utilisées pour nos recherches.

Cultures en goutte pendante.

Nous avons eu l’occasion d’exposer l'avantage de ce genre de culture pour l’étude morphologique microscopique des champignons inférieurs ; nous avons également décrit la technique employée, il ne nous reste plus qu'à donner nos résultats.

Après deux jours de culture, on constate la présence d'éléments globuleux sphériques ou très légèrement ovalaires de 5 à 6 v de diamètre, la membrane mesure environ 0 u,4 à 0 u,5 ; elle est lisse : le protoplasme est granuleux et contient quelques granulations très réfringentes. À l’une des extrémités de certains de ces éléments on décèle la présence d’un bourgeon qui grandit par la suite et donne

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