‹ Contribution à l'Étude des Blastomycœses HumainesChapitre 10 sur 27 · LS US · texte numérisé non relu

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Un prélèvement de la culture examiné directement sur lame et ensuite après action du bleu de toluidine ou du rouge neutre, nous renseignera rapidement sur la nature et les principaux caractères du parasite.

Au point de vue de la classification, une question très importante doit être envisagée ici, il s’agit de la possibilité de formation et de la mise en évidence des éléments caractéristiques de la reproduction sexuée, appelés asques et ascospores. Cette question a été traitée dans les dernières années par SASAKAWA, BuscHKE et HARRY et par OTaA et DA FONSECA. SAsAkAWA (88), dans un travail biochimique très approfondi, s’est donné la peine d’examiner 21 espèces pathogènes et saprophytes, conservées dans la collection PRIBRAM de Vienne au point de vue de leur forme, de leur pouvoir de sporulation et de leurs propriétés fermentatives.

Quant à l’observation du mode de formation des asques, l’auteur a cultivé tout d’abord ces levures suivant trois procédés différents: 1° une culture pure examinée à l’état natif a été abandonnée pendant un mois et plus pour être examinée au bout de cette période; ensuite 2° Pauteur a effectué des cultures sur blocs de plâtre et 3° il a cultivé ces espèces sur un milieu gélose glucosée dans un vase de culture luté hermétiquement. Ces différentes cultures ont été examinées microscopiquement après coloration par la méthode de MoELLER, spécifique pour la recherche des spores. Les examens ont été pratiqués sur les cultures en blocs de plâtre à des intervalles réguliers de 3 à 4 jours et sur les autres milieux à partir de 4 semaines d’évolution. SASAKAWA a examiné en même temps cornme témoin des levures à formations ascogènes bien déterminées pour avoir des termes de comparaison.

Il est intéressant de noter que par ces méthodes, l’auteur n’a pu déceler parmi les 21 espèces soumises à l’examen qu’une seule levure, le Saccharomyces canis SAN FELICE, capable de produire des ascospores. BuscHKkE et HARRY (103) constatent alors que les résultats de ces recherches sont d’autant plus intéressants que jusqu’à présent la plupart des auteurs mentionnent la formation des asques et des ascospores. BuscHkE lui-même relate la mise en évidence

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chez presque toutes les levures pathogènes, examinées de la formation sexuée et la présence de 2 à 5 ascospores. SAsAKAWA croit que tous les auteurs ont été victimes d’erreurs étant donné qu'ils se sont contentés de déceler des éléments acido-résistants, confondus avec des spores. D'après lui, ces éléments sont beaucoup plus petits que les ascospores et présentent entre eux une dissemblance volumétrique notable.

SasAKkawWaAa pense que ces éléments acido-résistants sont identiques à la volutine de HENNEBERG. Buscake et Harry, en employant la méthode de SCHUMACHER (104), basée sur l’emploi du bleu de méthylène additionné de phosphine, ont vérifié cette hypothèse. (Ces auteurs prétendent qu’en employant la technique de SCHUMACHER, on peut en même temps reconnaître la présence ou l’absence des ascospores; cette méthode fournit des préparations de levures trichromes en ce sens, que la nucléine se colore en jaune, la volutine en vert et les ascospores en bleu. La technique employée est la suivante:

Les cellules de levure sont fixées sur la lame porteobjet, colorées ensuite pendant une minute au moyen d’une solution à 1% de bleu de méthylène phéniqué. On lave avec de l’eau distillée et on contre-colore, en agitant continuellement à l’aide d’une solution à 1% de phosphine pendant 90 secondes.

BuscaxEr et HARRY ont ainsi pu confirmer les assertions de SasAKkAwA; ce dernier s’explique le pouvoir ascogène de Saccharomuyces canis SAN FELICE par son origine; cette espèce ayant été isolée de jus de fruits, diffère par conséquent des autres levures parasitaires.

Il est intéressant de noter ici qu’en 1923, donc un an après SASAKAWA et presque en même temps que BUSCHKE et HARRY, Or4, en examinant la même mycothèque, a pu affirmer l'existence de 5 espèces appartenant au genre Debaryomyces, caractérisées par la formation d’asques, renfermant une ascospore et, en décrivant sa méthode d’investisation, il indique que la technique à la phosphine ne lui donne pas satisfaction et il préfère la coloration vitale au moyen du Sudan III.

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