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Stimuler l'appétit, recourir à la suralimentation avec poudres de viande, aliments gras, huile de foie de morue à hautes doses, changer de climat(HERRICK et GARVEY) (109).
Le sulfate de cuivre a été aussi employé avec succès. A.-D. BEvAN (110) en 1905 le prescrit à l’intérieur à la dose de 5 centigrammes par jour dans des cas d’actinomycoses et de blastomycoses. Depuis on a employé ce médicament à l’intérieur à la dose indiquée.
FonToynonT et BOUCHER (99) ont eu des succès à Madagascar avec le bleu de méthylène appliqué à l’extérieur et administré, en outre, par la bouche. Ce médicament leur a paru spécifique pour les gommes et les abcès à Saccharomyces granulatus. Par contre, les vaccins produisent rarement la guérison et exposent à des accidents.
Nous tenons à donner quelques références sur le traitement de ces affections par la radiothérapie, vu que, au cours de nos recherches, nous avons eu affaire à un cas qui, étant donné son aspect clinique, nous a incité à appliquer un traitement par les rayons X. De plus, l’état clinique de la malade s’étant amélioré passagèrement à la suite des applications, nous avons été conduit à entreprendre des recherches expérimentales au moyen de cultures de l’agent cryptogamique.
ZIMMERMANN (111) a réalisé les premiers traitements au moyen des rayons de RONTGEN de quelques cas d’actinomycoses, et E. LEvy (112) a définitivement démontré l’efficacité de ce traitement en ce qui concerne cette affection.
D'autre part, dans la thérapeutique des mycoses cutanées occasionnées par des Hyphomycètes en général, comme l’a démontré principalement SABOURAUD (113), nous menlionnerons seulement l'importance de la Rôntgenthérapie contre les champignons des teignes, tels que les Microsporum, Favus et Trichophylon. D’autre part, on connaît l’action favorable d’un traitement combiné: iodure de potassium -— rayons X, dans les cas avancés de sporotrichoses maigres. Dans les blastomycoses américaines, Simpson, HamiILTox (114) et autres ont employé avec succès l’irradiation au moyen des rayons X jusqu’à la dose d’érythème.
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L'influence de cette thérapie rôntgenologique a été expérimentalement étudiée par différents savants, parmi lesquels nous nous contentons de mentionner STRASs- MANN (115), qui à irradié in vitro le Trichophyton tonsurans et l’Achorion Schœnleini. L’irradiation a été effectuée sur des cultures fraîchement réensemencées et l’auteur a constaté l’arrêt du développement après une irradiation de 18 à 48 heures.
DAUPHIN (116), un des premiers, a examiné l'influence du Radium sur des cultures de moisissures, et Kôe- NICKE (117) a pu constater l’arrêt du développement d’une culture de Sterigmatocystis nigra, après une irradiation de deux jours.
Des expérimentateurs, tels que SCHOLTZ (118) et Manx- CINI (119), opérant au moyen des rayons X appliqués sur des cultures d’Achorion Schænleini et de Trichophyton, sont arrivés aux conclusions suivantes: Les rayons n’ont aucune influence sur la poussée de ces parasites en culture. Par contre, NEIDHART (120) a irradié le Sporotrichum Beurmanni et le Trichophyton gypseum et a constaté que ces organismes sont plus sensibles aux rayons X à la période germinative qu’à l’état de spore au repos. Le rapport de radiosensibilité dans ce cas est à peu près d’un tiers. Mais les doses nécessaires pour arriver à ce résultat sont à peu près 72fois plus fortes que la dose d’érythème chez l’homme, tandis que la dose laetale pour les cultures en repos est d'environ 216 fois plus grande que la dose d’érythème.
On peut ainsi se rendre compte facilement que dans les lésions profondes, la thérapeutique par les rayons X devra avoir une action insignifiante directe sur l'agent pathogène. Dans nos travaux personnels nous avons pu apporter une contribution à ce sujet, qui, d’ailleurs, confirme expérimenlalement et cliniquement les constatations de NEIDHART.
Nous avons d’autant plus facilement pu effectuer ces expériences que dans le laboratoire de notre cher Maître la question de l’action des rayons X sur les champignons inférieurs est en étude et a déjà fait l’objet de quelques travaux importants qui confirment et complètent les recherches simultanées de l’école de Napson (121).
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