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entre les fractures hautes de la branche montante et les latéro-déviations par sclérose ou troubles fonctionnels d’origine musculaire, une valeur absolue et n’est véritablement pathognomonique de l’uné ou de l’autre de ces deux affections. C’est plutôt par leur groupement en des modalités cliniques diverses que le diagnostic peut, dans les cas typiques tout au moins, être fait. Mais dans bien des cas complexes, il reste, par les seules ressources cliniques, très difficile et les erreurs de diagnostic sont, nous l'avons dit, fréquentes. .
Nous avons envisagé les foutre hautes de la branche montante comme constituant une entité clinique distincte. Il ne semble pas en effet qu'il y ait, au point de vue symptomalique tout au moins, une différence essentielle entre les fractures transversales de la branche montante, directement au-dessous dé l'échancrure sigmoïde et les fractures qui respectant
- la pärtie antérieure, ne portent que sur le col du
condylé. Peut-être dans le premier cas (fracture, inter-élévateurs supérieurs de G. Villain) n’existet-il pas de rétropulsion marquée puisque le temporal. détaché n’agit pas sur le grand fragment, mais c’est là une différence’ assez minime pour justifier — au point de vue clinique — un tableau vraiment spécial.
De mème les fractures du eol du condyle empruntent en: général la symptomatologie que nous avons indiquée comme appartenant aux fractures hautes de la branche montante en général. Georges Villain qui les a particulièrement bien étudiées sous le nom de Fractures post-élévateurs a montré que suivant que
“le trait était oblique en bas et en arrière ou au con-
traire en bas et en avant, le condyle était ou non maintenu au contact du fragment inférieur. Dans le
premier Cas, les déplacements sont naturellément très minimes et les difficultés du diagnostic en sont d'autant augmentées. F |
Enfin la fracture peut porter sur le condylé luimême dañs sa partie articulaire, et dans ce cas la lésion s'accompagne toujours d’une perte de substance osseuse, de sorte que le condyle est modifié dans sa forme, diminué de hauteur et d’étendue. Dans
ce cas encore la symptomatologie test très analogue :
à celle que nous venons de décrire. Nous en avons obsérvé un cas où les symptômes étaient les suivants, la lésion siégeant à droite : déviation du maxillaire inférieur vers la droite existant dans l’ocelusion, s’exagérant dans l'ouverture ; perte partielle correspondante de l’articulé dentaire ; diminution notable de la force masticatoire à droite, mouvements de latéralité du maxillaire inférieur d’une amplitude plus considérable à droite qu’à gauche; jeu du condyle moins bien perceptible à droite, le doigt placé dans le conduit auditif, qu’à gauche.
Ce cas était rendu d'autant plus complexe qu’en dehors de l’existence d’une paralysie faciale complète les épreuves radiographiques montraient, en même temps que la perte de substance antéro-supérieure du condyle, une fracture de l’apophyse coronoïde droite, fracture ancienne d’ailleurs.
Disons à ce sujet que ces fractures de l’apophyse
coronoïde, ne doivent pas à l'égard du syndrome qui
nous occupe, être envisagées au point de vue du diagnostic différentiel, mais bien du diagnostic étiologique puisque, nous l’avons dit, la fracture coronoïde n'interrompt pas la continuité de l’are maxillaire et ne modifie pas ses rapports de contiguité, comme Ja fracture du condyle. Elle laisse donc le levier osseux