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Entré le 23 avril 1917, Présente une constriction serrée des mâchoires : 6 millimètres dans l'ouverture maxima, avec dans l'ouverture seulement, latéro-déviation mandibulaire vers le côté gauche blessé. A
La radiographie ne montre aucune lésion osseuse de ce côté : maxillaire inférieur intact.
Traitement de la constriction d’origine musculaire : résultat incomplet, La sclérose cicatricielle du masséter gauche établit une prépondérance d’action de ce côté qui maintient là latéro-déviation directe,
* Onsænvarion XIV (D' Achard)
Sclérose cicatricielle de la joue gauche : latéro-déviation mandibulaire gauche avec très légère constriclion.
D... Alphonse, 43e d'Infanterie, blessé le 23 juillet 1917 en Champagne par éclat d’obus à la région génienne et zygomatique gauche. Les tissus mous ont été largement séction-
nés, säns lésions osseuses sous-jacentes.
Entré le 26 août 1917. Il présente à ce moment une large
plaie de la joué gauche suturée et en bonne voie de cicatrisation.
Par la suite, le tissu cicatriciel densé de la joue gauche réduisit légèrement l'ouverture buccale, avec production d’une latéro-déviation directe, dans l’ouverture, vers le côté gauche lésé.
Osservarion XV (personnelle)
Projectiles multiples au niveau du masséter gauche : lalérodéviation mandibulaire dans l’occlusion, exagérée dans l'ouverture, avec constriction des mâchoires.
E... Henri, 294 d'Infanterie, blessé le 16 mars 1916 à Souain par éclat d’obus. Entré le 29 mars 1916, porteur d’une plaie anfractueuse de ia région massétérine gauche, à
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deux travers de doigts en avant du lobule de l'oreille, plaie de 2 centimètres de hauteur sur 15 centimètres de largeur assez profonde, laissant apercevoir le tissu musculaire. Au pourtour de la plaie, tuméfaction assez marquée de toute la région, l'exploration de la plaie ne montre rien de particulier : pas de trajet profond apparent, pas de dénudation osseuse.
Dans l’occlusion, l’articulé dentaire est modifié et il existe une latéro-déviation mandibulaire gauche d’une demi-incisive. Dans l'ouverture, on constate l'existence d’un trismus relativement serré : 12 millimètres sur la ligne médiane. De plus, dans l’ouverture buccale, la déviation du maxillaire inférieur vers la gauche s’accentue, la correction manuelle de la déviation est possible et extrêmement facile.
Le maxillaire inférieur semble intact. Le jeu des condyles est perçu d’une façon normale et égale à droite et à gauche. Au niveau du vestibule buccal, dans le sillon vestibulaire inférieur gauche, en face de g° dont la percussion est douloureuse, on extrait facilement un petit éclat métallique.
L'examen radiographique confirme l'intégrité complète du maxillaire inférieur : elle localise en outre trois projectiles qui en allant de la superficie vers la profondeur sont de plus en plus volumineux : 1° le plus petit et le plus superficiel, placé immédiatement sous les téguments, est à 4 centimètres au-dessus de l’angle gauche; 2° le second est à 1 centimètre au-dessous du premier et semble dans l’épaisseur du masséter ; 3° le troisième, le plus volumineux est aussi le plus profond, appliqué contre la face externe de la branche montante, en regard de la racine de la dent de sagesse.
Le 27 mai, sous anesthésie locale, extraction de ces 3 projectiles : incision oblique parallèle aux fibres du nerf facial, occupant la zone présumée des 3 projectiles. Incision verticale du muscle masséter. À travers les fibres, on atteint directement l'éclat profond, puis successivement le doigt trouve en remontant et en se dirigeant en dehors les deux autres : éclats plus petits, et logés l’un, en pleia masséter, l’autre à la surface extérieure du muscle.
Consécutivement à cette intervention, traitement mécano-
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thérapique de la constriction : on gagne progressivement jusqu’à 22 millimètres (14 juin), mais un arrêt s'étant produit, dilatation forcée à ia toupie sous chloroforme qui, suivi du traitement habituel donne les meilleurs résultats.
OsservarTioN XVI (Dr Achard) -
Fracture ancienne de l’apophyse coronoïde qauche avec grosse cicatrice indurée de la région temporo-maxillaire : laléro-déviation mandibulaire gauche avec constriclion moyenne.
Lieutenant S.., 23 ans, prisonnier de guerre allemand, blessé en 1917 au Chemin-des-Dames par éclat d’obus à la joue gauche.
Fracture de l’os malaire et de l’apophyse coronoïde gauche.
Grosse cicatrice indurée de la région temporo-maxillaire gauche. Constriction des mâchoires : ouverture buccale limitée à 13 millimètres avec latéro-déviation mandibulaire directe vers la gauche.
Le Dr Achard ne précise pas si, au moment de l’examen, la fracture ancienne de l’apophyse coronoïde était consolidée : il en était probablement ainsi, et le tendon d'insertion du temporal à ce niveau devait être pris dans un processus scléreux cicatriciel ainsi que les tissus de voisinage, ce qui explique en même temps la constriction et la latéro-déviation.
OgservarTion XVII (Dr Achard)
Fracture ancienne de l’apophyse coronoïde qauche avec sclérose de la région lemporo-maxillaire gauche : lalérodéviation mandibulaire gauche avec constriction des mâchoires.
D... Henri, 27 ans, blessé le 11 juillet 1915 à la ferme
Marie-Thérèse, par balle entrée au niveau de la région tem-
poro-maxillaire gauche et sortie par la bouche,
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Entré le 21 avril 1917 pour constriction des mâchoires. Présente une très petite cicatrice, correspondant à l’orifice d'entrée du projectile, au niveau de la face externè de Ja branche montante gauche du maxillaire inférieur. C
Ouverture buccale : 12 millimètres, avec latéro-déviation dans l’ouverture vers la gauche, côté lésé.
Le traitement de la constriction, d’origine ancienne (plus de deux ans) ne donne que peu de résultats : 15 millimètres, le 15 août 1917 ; la latéro-déviation persiste.
La radiographie à montré une fracture ancienne de l’apo-
physe coronoïde gauche, sans aucune autre lésion du maxil-
laire inférieur. Il s’agit donc d’un cas de sclérose du musclé temporal, À son originé sur la coronoïde, ayant entraîné la latéro-déviation directe avec constriction chronique des mâchoires.
Osservarion XVIII (personnelle)
Lésions du masséter et du plérygoïdien interne qauche, avec projectile inclus. Contraclure de ces muscles : latérodévialion mandibulaire gauche, dans l’occlusion, avec constriclion, ,
P. Clément, 34 ans, soldat de 2 classe au 327e d’Infanterie. Blessé ‘le 22 février 1916 au Bois des Caures, par éclat d’obus, au niveau de la face. Entre le 25 mars 1916, porteur d'une cicatrice de peu d’étendue à la région angulo-maxillaire. Cette cicatrice est adhérente au plan profond, douloureuse spontanément et à la palpation qui éveille, par irradiation à distance une douleur au niveau du trou mentonnier.
Le maxillaire supérieur est intact. Au niveau du maxillaire inférieur Le jeu des articulations temporo-maxillaires est égal à droite ef à gauche.
Dans l'occlusion, Varticulé dentaire n'est pas tout à fait normal : le maxillaire inférieur a subi un léger déplacement vers la gauche et en arrière ; la correction manuelle de ce
f = 143 — | déplacement, correction d’ailleurs facile, corrige d’une façon absolue les modification légères de l’articulé dentaire.
A l'ouverture, le blessé présente en outre un degré nota-
ble de trismus ; l'ouverturé maxima sur la ligne médiane est
de 11 millimètres. Les tentatives manuelles d’écartement forcé provoquent une douleur notable au niveau de l’angle gauche. ,
L'examen radiographique montre qu'il existe une perfora- {ion de la région de l’angle de la branche montante gauche, avec quelques esquilles et tissu osseux raréfié. Un projectile est situé à 1 centimètre environ én dedans de la branche montante, en régard de la perforation osseuse.
Il s’agit donc ici, étant donné le trajet et la situation du projectile d’un cas de latéro-déviation mandibulaire directe (à gauche) avec constriction des mâchoires en rapport avec des lésions inflammatoires suivies de contracture du masséter et du ptérygoïdien interne, au niveau de leurs insertions inférieures. À noter la parésie du nerf dentaire avec phénomènes douloureux et zone anesthésique dans la région en avant de la cicatrice et au niveau du trou mentonnier.
Une tentative infructueuse d’extraction du projectile, rendue délicate par les lésions osseuses et nerveuses, laissa subsister chez ce blessé une constriction, qui malgré le traitement mécanothérapique, ne rétrocéda pas plus que la latéro-
déviation.
OsservarTion XIX (D' Ackard)
Sclérose cicatricielle de la région lemporo-malaire droite avec latéro-dévialion directe, malgré une fracture récente de l’apophyse coronoïde droite, (Constriction légère.)
H. Maurice, 34 ans, du 413° d'Infanterie. Blessé le 15 mai 1917 à Craonne par éclat d’obus, à la région temporo-malaire droite, Cette blessure a fracturé et emporté la paroi orbitomalaire droite et provoqué la perte de l'œil droit.
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Entré le 17 juillet 1917. Présente un certain degré de constriction des mâchoires : spontanément ouverture maxima de 15 millimètres mesurés sur la ligne médiane. Il existe de plus une latéro-déviation homonyme, vers le côté droit lésé. A ce niveau, il existe dans la région malaire une masse indurée et des adhérences cicatricielles. |
Or l’examen radiographique montre qu’il existe de plus une fracture non consolidée de l'apophyse coronoïde droite, entraînant la suppression fonctionnelle du temporal droit. Mais la traction exercée par le tissu cicatriciel scléreux existant dans la région temporo-malaire droite compense et au delà la suppression physiologique du temporal droit, et la déviation mandibulaire se fait vers la droite.
Après assouplissement de la masse fibreuse par mécanothérapie pour réduire la constriction légère des mâchoires, la latéro-déviation directe devient moins accentuée.
Osservarion XX (personnelle)
Section probable du plérygoïdien externe gauche et contracture du plérygoïdien interne gauche consécutives à des lésions par balle: latéro-mésio-déviation mandibulaire gauche, avec constriclion des mâchoires. Paralysie de la
XL paire.
M. Paul, 28 ans, du 172° d’Infanterie. Blessé le 4 janvier 1916, par balle, à la Butte de Souain, au côté gauche de la face et au cou. Entré le 2 mai 1916. IL présente à son entrée une cicatrice déprimée, très petite, à 2 centimètres en dehors de la racine de l’aile gauche du nez. Au niveau de la région latéro-cervicale gauche, il existe de plus deux cicatrices verticales parallèles, au-dessous et en arrière du pavillon de l'oreille : ce sont là les traces de deux incisions faites en avant
et en arrière du sterno-cleido-mastoïdien, au cours d’une intervention pratiquée le 7 janvier 1916 pour la recherche et l'extraction du projectile, à Suippes.
. Ce blessé, très complexe, présente des lésions multiples, nous les indiquerons sommairement en insistant seulement
sur les symptômes qui nous intéressent spécialement dans CORE étude.
1° Immédiatement après sa pénétration, la balle a fracturé le maxillaire supérieur gauche, ouvrant le sinus maxillaire, puis emportant G' et Of et le bord alvéolaire che RONT dant.
2° Continuant son trajet, elle a déterminé des lésions importantes des muscles ptérygoïdiens interne etexterne du côté gauche, au niveau de leurs insertions à l’apophyse ptérygoïde, lésions que nous allons envisager dans leur symptomatologie. |
3° Poursuivant sa course antéro-postérieure, le projectile a sectionné le nerf spinal gauche à sa sortie du trou déchiré postérieur déterminant chez notre blessé un syndrome complet et typique de paralysie de ce nerf. (Nous publierons ultérieurement cette observation complète.)
4 Enfin, la balle, à bout de course, est allée se loger en dedans des insertions supérieures mastoïdiennes du sternocleido-mastoïdien, où elle à été trouvée et enlevée.
Nous nous contenterons de décrire ici les symptômes en rapport avec les lésions des muscles ptérygoïdiens ; du côté gauche, dans l'occlusion, il existe une latéro-déviation du maxilluire infériéur vers le côté gauche ; cette déviation est mesurée par la largeur d’une demi-incisive, En dehors de cette déviation latérale, l’articulé dentaire est également mo- -difié dans le sens antéro-postérieur, il se fait en bout à bout au niveau des incisives : le maxillaire inférieur a donc subi une laléro-mésio-déviation.
Dans l’ouvertare buccale, il existe un degré assez marqué de constriction des mâchoires:l’écartement maximum mesuré sur la ligae médiane est de 10 millimètres : la latéro-déviation persiste plus marquée que dans l’occlusion.
La correction manuelle de Ja déviation est possible à la fois dans l’ouverture et dans l’occlusion : la mésio-déviation
Maurel : 10