‹ Contribution à l'étude des blessures maxillo-faciales: Les déviations du maxillaire inférieur indépendantes des fractures ou luxations de la mandibuleChapitre 38 sur 44 · LARGE · texte numérisé non relu

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se corrige plus facilement que La latéro-déviation mandibulaire. \ à

Le maxillaire inférieur est intact, comme le montre l’examen clinique et la radiographie ; la branche montante, la région condylienne et l’apophyse coronoïde sont indemnes en particulier. j |

La symptomatologie serve ici est très Bertatidiieut en? rapport avec des lésions des muscles ptérygoïdiens qui sont très vraisemblablement : 1° une section à peu près complète (ou ‘uné paralysie) du ptérygoïdien externe au niveau de ses origines à la face externe de l’aile externe de l'apophyse ptérygoïde ; 2 une lésion partielle du ptérygoïdien interne au niveau dé ses origines ptérygoïdiennes, lésion ayant amené actuellement la contracture de ce muscle ou une sclérose partielle. | | |

Ces deux lésions Sp heba paralysie ou section (du ptérygoïdien externe, contracture du ptérygoïdien interne entrent ‘vraisemblablement pour leur part dans le tableau clinique : déviation directe du côté lésé, comme nous l'avons exposé.’ Quant à la légère déviation en avant, elle est en rapport, pensons-nous, avec la contraéture ou la sclérose du ptérygoidien interne gauche lésé.

Ogservarion XXI (D' Achard)

Balle incluse : formation fibreuse consécutive de la région de l'articulation temporo-maxillaire droite, latéro-déviation droite avec constriction trréductible.

, Émile, 24 ans, blessé le 14 mai 1917 au Chemin-des- Dames par éclat d’obus à la hanché droite. Auparavant a été” blessé le 3 novembre 1914 à la région temporo-maxillaire droite. Entre le 16 août 1917 pour constriction des mâchoires consécutive à sa blessure ancienne, l'ouverture buccale est en effet très réduite :5 millimètres avec latéro-dévialion vers

le côté droit lésé.

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La radiographie montre une balle enkystée dans la région temporo-maxillaire droite : le projectile est resté là depuis près de trois ans. Pas de lésions osseuses.

Extraction du'projectile, mais la constriction reste tou- Jours serrée, ne cédant pas sous chloroforme (arthrite temporo-maxillaire possible). Au pourtour de l'articulation, il existe en tout cas, une formation fibreuse, sur le compte de laquelle doit être mise la latéro-déviation directe.

Ogservarion XXII (Dr Achard)

Fracture de l’apophyse coronoïde droite avec processus selérocicatriciel de la région temporo-maæillaire droile : lalérodéviation directe dans l’ouverture buccale.

R... Émile, 29 ans, blessé le 7 mai 1916 au Bois-le-Prêtre par éclat d’obus dans la région temporo-maxillaire droite.

Entré le 29 juin 1916, aveé tuméfaction de la joue droite déjà indurée et constriction des mâchoires ; l’ouverture buccale est de quelques millimètres avec latéro-déviation directe, de plus la béance des arcades est beaucoup plus limitée ; au maximum de l’ouverture buccale, à droite qu’à gauche.

La radiographie ne montre qu’une destruction de l’apophyse coronoïde droite, avec gros projectile inclus dans les masses profondes du cou. Branche montante et condyle intact,

(Dans ce cas, malgré la destruction coronoïdienne et la désinsertion temporale consécutive, latéro-déviation directe, par constitution ultérieure d’un processus scléro-cicatriciel dense, englobant sans doute le tendon d'insertion du muscle temporal, et exerçant en tout cas une action de traction directe.)

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