‹ Contribution à l'étude des brûlures électriquesChapitre 14 sur 27 · ET · texte numérisé non relu

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trouvait. Le fil en cuivre s'était fondu et volatilisé en partie. |

Relevé par ses camarades on s'aperçut qu'il saignait abondamment d’une plaie qu'il portait à l'avant-bras gauche. Le gant en caoutchouc de sa main droite était brûlé au niveau du pouce et en lui enlevant on constata qu'une profonde brûlure du pouce avait presque complètement carbonisé ce doigt.

Le. blessé qui ne s'était pas rendu compte de l'accident ne se plaignait d'aucune douleur au niveau des parties atteintes mais seulement de quelques contusions reçues au dos du fait de la chute ; il eut un court évanouissement et fut transporté immédiatement à l'hôpital.

La différence de potentiel dans les conducteurs était 2700 volts. l'intensité du courant de 51 ampères ; courant continu avec machine dynamo-électrique Marcel Deprez.

Le 14 novembre le blessé nous raconte l'accident dans ses détails. Il a bien dormi la nuit et il ne se plaint die aur cune douleur sur les parties atteintes. |

Examen local : Pouce de la main droite, — Ce de présente au bord interne de la 2° phalange une profonde cavité dont le fond et les bords carbonisés donnent l'impression d’une brûlure du 5° degré causée par la chaleur portée à une très haute intensité,

Cette cavité creusée JUSQU r [are 2 phalange qu Ale atteint, est longue de © centimètres, large de 2 cent. et demi à sa partie moyenne, se rétrécissant à ses extrémités, où. elle entame la racine de l'ongle en bas, et empiète en haut sur la face dorsale du doigt. Les bords sont réguliers, amincis, taillés à pic par places ; sur d’au-

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tres points ils forment le toit d’une étroite rigole qui limite dans une certaine étendue cette grande cavité creusée sur le bord du doigt. Son fond est constitué par des tissus carbonisés, mais au milieu duquel on apercoit la 2° phalange dénudée, carbonisée elle-même, atteinte d’une extrémité à l’autre le long de son bord interne.

Les Hgaments externes de l'articulation rs ge langienne sont en partie détruits.

La face palmaire du pouce présente une eschare noire et dure qui sonne sous le choc du stylet, elle s'étend depuis le bord libre de l’ongle jusqu’à quelques millimètres au-dessus du pli de la peau correspondant à l'articulation phalango-phalangienne, elle remonte un peu sur les bords du doigt.

Au delà de l’eschare, au niveau de la commissure du pouce et au voisinage de l'articulation métacarpo-phalangienne les téguments semblent être parfaitement sains, tant sur la face dorsale que sur la face palmaire ; sensibilité nulle au niveau de l'eschare. Sensibilité conservée dans les parties avoisinantes où la peau semble saine, Le mouvement d'opposition du pouce est conservé ; les mouvements d'extension et de flexion de la 2e phalange sont impossibles à exécuter.

Avant-bras gauche. — Sur le tiers moyen de la face postérieure de l’avant-bras gauche siège une plaie longue de 8 à 9 centimètres, large de 6 c. dans toute son étendue, dirigée un peu obliquement de haut en bas et du bord radial vers le bord cubital qu'elle n’atteint pas ; elle donne l'impression d’une plaie faite au couteau par incision des tissus ou à la cuillère tranchante ; elle est

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