‹ Contribution à l'étude des BrûluresChapitre 24 sur 36 · ZONE · texte numérisé non relu

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sement gras qui, de plus, facilite la macération de la plaie en détruisant les nids d’épiderme sain et enfin rend la cicatrisation longue et pénible.

On préconisa, sans grand succès semble-t-il, le traitement par les Infra-Rouges, par l'héliothérapie.

Les antiseptiques eurent, ainsi que nous l’avons vu, leurs adeptes; il en reste encore à l'heure actuelle, que ce soit le manganite d'argent (Ag2 O2 MnO2) ou hydrargyrochrome, le mercurochrome à 20 % (mais là encore n’y a-t-il vraiment aucun risque d'intoxication ?) ou le violet de gentiane qui est antigrampositif, utilisé en solution à 1 %, toutes les deux heures.

La méthode des trois colorants connut une certaine faveur elle associait le violet de gentiane à 1 % (antigram positif) au vert brillant à 1 % et à l’acriflavine neutre à 0,1 % (tous deux antigram négatifs). ÿ Ce vert brillant était, à la même époque, surtout utilisé

en URSS.

Vint une thérapeutique qui sembla devoir faire oublier toutes les autres avec l'emploi de pansements cireux parafinés, l'Ambrine, qui, à notre avis, n’agissait que dans la mesure où c’étaient déjà des pansements compressifs.

Elle sembla un moment l’emporter et fut largement utilisée dans les hôpitaux civils et militaires et donna de très nombreux et excellents résultats. Nous reviendrons plus loin sur son application.

Davinson et BETTMANN, en introduisant le tannage dans la thérapeutique des brûlures, firent espérer un moment, devant les premiers résultats obtenus, que c’était le vrai, le seu] traitement. Mais si cette méthode sembla jouir dès le début d’un immense succès, elle est pour ainsi dire à l’heure actuelle tombée dans le plus grand des discrédits. Nous n’en

voulons pour preuve que les trop nombreux accidents dûs à l’infection qui persiste sous l’escarre. !

Rappelons que BETTMANN proposait une solution de tanin à 5 % puis, après dessication, une solution concentrée de NO3 Ag à 5 ou 10 %.

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