CHAPITRE III
Etude clinique
Les calculs du confluent, soit du confluent anatomique vrai, soit du type calcul du cystique comprimant l’hépatique, se présentent toujours avec un passé lithiasique.
Ces cas se rencontrent la plupart du temps chez des femmes dont l’âge varie, dans ses plus grandes limites, entre 30 et 60 ans. Ils gravitent surtout entre 45 à 90 ans, âge de la ménopause.
Le tableau clinique au début ressemble beaucoup à celui du calcul du cholédoque. C’est d’ailleurs, la plupart du temps, le diagnostic posé par le chirurgien.
Dans le cas de Papin seulement on a pensé à une cholécystite calculeuse. Dans une observation de M. Tixier, on a posé le diagnostic de péritonite par perforation. En effet les symptômes de péritonite éclipsaient totalement ceux qui pouvaient parvenir du calcul. A l’observation d’ailleurs, on découvrit un calcul du bassinet comprimant l’hépatique et une péritonite d’origine biliaire.
En résumé, on voit que, 9 fois sur 10, nous avons eu des signes d’obstruction du cholédoque, ce qui fait qu’on peut dire que le calcul du confluent se présente, dans la grande majorité des cas, comme le calcul du cholédoque. :
Les malades nous accusent des coliques hépatiques datant déjà depuis quelques années, coliques nettes ou frustes, avec ou sans vomissements, précédées d’un malaise avec frisson, céphalée, courbature. Ces crises durent en moyenne de six à douze heures, se répétant avec plus ou moins de fréquence. |
La malade continue à vaquer à ses occupations, puis, ‘un beau jour, à la suite d’un repas plus copieux qu’à l'ordinaire, ou, à propos de toute autre cause, une crise subintrante de colique hépatique s’installe. Elle est immédiatement suivie d’un ictère progressif plus ou moins prononcé. ,
De grands accès fébriles à type de fièvre hépaltagique entrent alors en scène. Il s'ensuit, la plupart du temps, qu'un amaigrissement progressif de la patiente dû au défaut d’alimentation lui fait perdre plusieurs kilos en très peu de temps. Nous nous acheminons, dès ce moment, vers un état infectieux très grave. La tempétature peut monter jusqu'à 40°, le pouls est à 100. Le chirurgien dans ce cas est dans de mauvaises conditions pour tenter une intervention.
Heureusement que le tableau clinique n'est pas toujours aussi sombre. J’ai décrit ici le cas grave du calcul du confluent. Dans le plus grand nombre des cas, en effet, l’état général ne décline pas aüssi rapidement.
L'ictère apparaît progressivement. Les urines se foncent