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peu à peu. La décoloration des matières s’accentue de jour en jour. Nous avons constaté souvent du prurigo avec des lésions de grattage. I peut se faire qu’au lieu de voir la température s'élever nous ayons au contraire un état apyrétique.
À l'examen des urines nous constatons de légères traces d’albumine et l’oligurie est à peu près de règle dans tous les cas.
À la palpation nous réveillerons une douleur à la pression au niveau du point vésiculaire. Nous sentirons assez souvent un foie débordant les fausses côtes, douloureux.
Dans d’autres cas la palpation de la région épigastrique et de l’hypochondre droit est extrêmement douloureux. Le grand droit se contracte violemment. On peut avoir la sensation de ventre de bois au niveau de la zone de la vésicule et sur le trajet de la voie biliaire principale. La rate, elle aussi peut-être est perceptible, légèrement sensible à la pression.
L'évolution de cette maladie est plutôt progressive.
En effet, dès que l'ictère apparaît, il augmente progressivement et non par à-coups. La seule différence que l’on peut constater entre les divers cas, c’est que l’évolution est plus ou moins rapide, mais, elle tend toujours vers un même but : l’état infectieux grave des voies biliaires.
Puisque nous voyons que l’état du malade ne pourra que s’aggraver, le chirurgien devra toujours intervenir.
Notre devoir sera de conseiller l’intervention dans les plus brefs délais, avant que le patient ne tombe dans un état trop cachectique, état qui compromettrait fortement les suites opératoires.
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