A) LA SURVEILLANCE
Cette attitude s'applique à deux ordres de faits d’importance inégale.
1° La surveiliance des polypes bénins dont la cure chirurgicale n’a pas été faite, le moindre soupçon de dégénérescence réclamant, cette fois, l'intervention radicale avec, naturellement, un pronostic plus réservé que si la cure avait été faite préventivement.
ET Pr
2° La surveillance des opérés d’un carcinome du gros intestin.
Les premiers auteurs avaient soutenu qu’une première tumeur immunisait (Lockhart Mummery, Dukes, Cramer). Cette assertion a été reconnue fausse (Warren, Gates, Slaughter), et c’est pourquoi tous les auteurs réclament une surveillance .constante et périodique des malades (deux fois par an).
Chaque sujet ayant présenté un carcinome doit subir : un interrôgatoire précis en vue de mettre en évidence des signes possibles d’une nouvelle atteinte intestinale ou métastatique.
— un examen clinique recherchant une métastase toujours possible (foie, poumons).
— un examen endoscopique.
— un lavement batyté ; la découverte d’un polype ou d’une récidive réclamant un traitement immédiat.
Cette manière de voir n’a pas manqué de porter ses fruits. puisque Thomas trouve 5 cancers asymptômatiques sur 37 découverts grâce à cette surveillance effectuée régulièrement.