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À la coupe, on trouve des nodosités souvent peu nonibreuses et discrètes, parfois confluentes.
La périhépatite est fréquente, de même que le retentissement ganglionnaire.
Souvent aussi — une fois sur deux d’après Hanot — l’hypertrophie de la rate coexiste avec un cancer nodulaire primitif du foie.
e) Cancer avec cirrhose ou adénome de Sabourin.— Dans cette forme, le poids et le volume du foie sont peu augmentés. Souvent, à la surface, on voit à la fois les granulations de la cirrhose et celles de l’adénome. Ce dernier forme des nodosités fermes et blanc jaunâtres si elles sont récentes, molles et d’aspect jaune d’or si elles sont plus avancées dans leur évolution, Parfois toutes les nodosités restent de petit volume et l’aspect rappelle celui du foie clouté. La plupart d’entre elles sont enfermées dans une coque fibreuse et souvent un filet d’eau peut les énucléer de la capsule qui les entoure.
L’envahissement des ganglions et du système lymphatique est assez rare, tandis que le système veineux au contraire est très souvent envahi. On trouve fréquemment des thromboses cancéreuses dans la veine porte et dans les veines sus-hépatiques. La péri-hépatite est aussi fréquente, de même que l’ascite due à la compression des vaisseaux portes, et que l’ictère dû à la compression des conduits excréteurs. Certains auteurs soutiennent que la généralisation est rare, tandis que, d’après d’autres, elle serait presque la règle. |
B. Erupe misrocogique. — Le cancer primitif du foie qui dérive toujours des cellules hépatiques est donc toujours un épithélioma. Il en existe deux formes tranchées à côté
L 99 desquelles Hanot et Gilbert admettent une forme mixte; ce sont: la forme alvéolaire qui est, de façon presque absolue, celle des cancers massif et nodulaire et la forme #rabéculaire qui est celle du cancer avec cirrhose. Hanot et Gilkert y joignent la forme trabéculo-alvéolaire,
Nous n’insisterons pas très longuement sur ces distinctions qui sont d’un ordre un peu spécial et que nous indiyuerons dans leurs grandes lignes seulement.
a) Epithéliome alvéolaire. — Il existe, d’après Hanot et
Gilbert, quatre types principaux de la forme alvéolaire:
i’épithéliome à petites cellules polyédriques, l’épithéliome à cellules polymorphes, l’épithéliome à cellules cylindriques, enfin l’épithéliome à cellules gigantesques. C’est le vremier qui est de beaucoup le plus fréquent.
b) Epithéliome trabéculaire. — La question de la nature de cet adénome et de ses rapports avec la cirrhose et avec ie cancer est encore incomplètement élucidée. Rokitansky, le premier, montra dans je foie, des tumeurs constituées par des amas de cellules hépatiques disposées en cylindres contournés sur eux-mêmes ct entourés d’une gaine fibreuse. C’est à la disposition tubulée de ces néoplasies qu’on donne le nom d’adénome.
Quels sont les rapports de cet adénome et du cancer? Pour certains, l’adénome est une tumeur bénigne comme l’adénome du sein, mais pourrait, comme ce dernier, se transformer en carcinome, c’est-à-dire en tumeur maligne. « Les preuves de cette transformation seraient tirées non pas de la seule structure de la tumeur, car la structure d’une tunieur ne suffit pas à impliquer sa malignité; elles seraient tirées de la généralisation, de l’infection, de l’envahissement des ganglions du hile, de la néoformation d’un