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par une incision parallèle à l’arcade cruräle gauche, nous ouvrons une vaste collection intra-abdominale. De cette cavité sortent environ un litre de pus verdâtre à odeur fade et non intestinale, ainsi que de nombreux paquets d’étoupe, de fausses membranes fibrineuses comme on en voit dans les empyèmes méta-pneumoniques. Ces membranes sont envoyées au laboratoire qui nous répond qu’il s’agit de pneumocoque à l’état pur. En quatre jours, la température redevient normale et le sujet guérit sans nouvel incident.
Mais cette succession de phénomènes n’avait pas été sans nous intéresser et nous adressions, pour l'examen, l’appendice heureusement conservé au Docteur GEOFFROY, de la Faculté Française de Médecine à Beyrouth, qui a bien voulu nous communiquer la note suivante :
« Appendice volumineux,en battant de cloche, congestif, avec adhérences vascularisées.
« À la coupe: présence du côté de la muqueuse de quelques lésions inflammatoires banales. Centres germinatifs des follicules clos, claire infiltration lympho-plasmocytaire discrète. Capillaires turgescents. La lésion principale consiste en une tumeur endocrine faisant saillie sous la muqueuse du volume d’un petit pois et dont les infiltrations dissèquent la musculeuse très profondément.
« Cette tumeur est du type des tumeurs endocrines argentaffines de MASSON. Elle présente dans ses travées massives à stroma peu abondant quelques formations en rosettes nettes. Les grains argentañffines séparent les noyaux des basales. L'aspect dans cette partie de la tumeur esséntiellement sousmuqueuse est endocrinien. Les travées néoplasiques fusent dans le conjonctif et dans la couche musculaire qu’elles dissocient. | |
« Elles gardent leur caractère massif en lobe, pour s’allonger en groupes de 5 à 6 cellules. Elles ne paraissent pas
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avoir dissocié la séreuse ni envahi le tissu cellulo-adipeux du méso. Les examens bactériologiques faits sur la coupe n’ont révélé aucun coccus ou bacille particulièrement intèressant.
1e Techniques Dubosc-Brazil.
« Trichrome. Hématéine. Erytrosine. Safran, |
« Hématoxyline Rigaud-Ponceau, Fuchsine-bleu Poirier.
« Préparations argentaffines: Cajal et Magenta.
« Dubreuilh-Pichet pour les colorations de bacilles.
CONCLUSION. — Ce sujet a donc présenté, après appendicectomie, les phénomènes infectieux suivants :
Pneumonie au septième jour, péritonite à pneumocoque au vingtième. L'appendice examiné au point de vue histologique, nous révèle une tumeur endocrinienne particulièrement rare (MASSON). :
Peut-être n’y a-t-il entre ces divers phénomènes qu'une simple coïncidence ou alors un lien pathogénique dont la réalité nous échappe ?
Pour la rareté du fait, nous avons cru devoir rapporter cette curieuse observation.
Nous avons reçu dernièrement des nouvelles de notre opéré. Il jouit, trois ans après son intervention, d’une santé parfaite et a repris ses occupations normales.
L’adénome endocrine de MASSON reste d’ailleurs habituellement une tumeur de petit volume et sans métastases : les auteurs la considèrent comme une tumeur exempte de malignité réelle, en raison de la lenteur de son infiltration (DUVAL et -GATELIER). | | |
Mme P..., trente-deux ans, consulte son médecin habituel pour douleurs dans la fosse iliaque droite, en juin 1933. Depuis plusieurs mois, elle se plaint de souffrir dans la région
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appendiculaire, d'une manière continuelle, mais, depuis quelques jours, la douleur a augmenté d'intensité. Le diagnostic de crise appendiculaire est porté. Il n’y a pas de fièvre ni de vomissements. La malade nous est adressée pour être opérée. C’est une robuste paysanne qui ne présente aucun antécédent pathologique.
À l’examen, la palpation provoque une douleur modérée, au point de Mac BURNEY, il n’y a pas de défense ni de contraction abdominale, pas de température. On pense à un appendice chroniquement enflammé qui a été le siège d’une légère recrudescence &inflammation et l’ablation est conseillée.
Appendicectomie le 6 juillet 1933. (Professeur GUILLEMIN).
Incision de Jalaguier, opération facile. L’'appendice, un peu congestionné, présente à son extrémité libre un renflement gros comme un pois. Il n’y a pas de ganglions dans le mésoappendice, ni dans le mésentère. Le cæcum et la fin de l’iléon sont normaux. Fermeture de la paroi en trois plans. Guérison per primam.
L’appendice a été examiné histologiquement par le Professeur LUCIEN, qui a eu l’amabilté de nous transmettre la note suivante :
« Noyau induré de l’appendice, du volume d’un petit pois et de consistance fibreuse. À son niveau, la cavité appendiculaire est presque complètement effacée.
« L'examen microscopique montre une transformation néoplasique de la muqueuse de l’appendice en rapport avec le noyau d’induration observé.
« Le revêtement épithélial de la muqueuse a disparu. Seuls persistent quelques culs-de-sac glandulaires ayant conservé leur structure normale et isolés dans la masse néoplasique. ainsi que plusieurs follicules clos. Le chorion muqueux, très épaissi, est en voie de transformation fibreuse.
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« Dans les mailles de ce tissu de sclérose, s’observent des éléments épithéliaux, de nature néoplasique, groupés en amas irréguliers ou en cordons plus ou moins grêles, tendant à reproduire des dispositifs glanduliformes. Les cellules se montrent tantôt cubiques, tantôt cylindriques; elles affectent. des formes polyédriques diverses dans les amas et les cordons en voie de dégénérescence. Le protoplasma de ces éléments offre un aspect granuleux, le noyau est volumineux et fortement colorabie. Certaines cellules sont en dégénérescence mucoïde ou vacuolaire. Les figures de mitoses sont rares. ;
« Le tissu conjonctif sous-séreux est très condensé.
« La couche des fibres musculaires circulaires ne montre que peu d’altérations. ;
« Au niveau de la couche des fibres musculaires Rene | dinales, les éléments néoplasiques font à nouveau leur apparition. Il s’agit là de cordons cellulaires grêles ou d’amas paucicellulaires s’infiltrant entre les faisceaux musculaires.
« Les éléments sont ratatinés, de petite taille, à. noyau pycnotique.
« Les cellules néoplasiques sont encore très abondäties aus contact de la couche adventitulle, mais ne semblent pas dépasser cette membrane, du reste fibrosée et très épaissie.
« Epithélioma localisé de l’appendice du type originellement cylindrique et glandulaire, mais ayant pris rapidement un aspect typique. Envahissement de la couche musculaire externe, que le processus RÉRDIEATARE ne semble pas avoir dépassé. »
Mile C..., soixante-quatre ans, est affligée d’une cyphoscoliose très accentuée Elle n’accuse aucun antécédent morbide.
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Depuis quelques mois, elle digère difficilement, souffre de
lestomac, mais n’a jamais eu de vomissements ou de régur-
gitations. Le fonctionnement intestinal est également défec-
HU UEUCRX,
Depuis un mois, la malade trouve que son ventre augmente. Il n’est pas douloureux. Elle consulte un confrère, qui pense à un cancer de l'estomac, mais un examen clinique plus poussé, une radiographie et un toucher rectal situent l’affection dans le bassin.
Appelé à voir cette femme, je porte le diagnostic de kyste de l’ovaire gauche. Elle ne se décide à l’opération que six semaines plus tard; son ventre a encore augmenté et a accru la gêne mécanique de la respiration, déjà entravée par la déformation thoraco-vertébrale.
Après préparation opératoire minutieuse, l'opération est
* faite sous rachianesthésie (professeur GUILLEMIN). La ponc-
tion rachidienne est difficile en raison de la torsion vertébrale; cependant, l’anesthésie obtenue est bonne.
Laparatomie sous-ombilicale médiane; ablation d’un volumineux kyste de l'ovaire gauche (3 kilog 800). L’appendice est trouvé en battant de cloche, renflé à son extrémité libre, qui est grosse comme une cerise. Appendicectomie.
Fermeture de la paroi en trois plans sans drainage.
Suites opératoires banales, après quelques jours de parésie intestinale qui cède aux moyens habituels.
A la coupe, l’appendice montre des parois épaissies. Son extrémité est kystique et contient un liquide muqueux, clair.
La paroi de cette cavité est rose pâle, les plis sont plus
fins et moins nombreux que sur le reste de l’appendice.
L'examen histologique fait par le professeur LUCIEN a révélé l’existence d’une carcinoïde appendiculaire, de même structure que dans l’Observation II. Nous n’en donnerons donc qu'un résumé: Ï
PE) Vs
« La muqueuse est très altérée, le revêtement épithélial
a en grande partie disparu, il n’existe plus de formations
glandulaires. Chorion indistinct, sans follicules lymphatiques, en dégénérescence mucoïde. Les couches musculaires sont infiltrées par des éléments mal conservés ou en dégénérescence mucoïde. Les lésions ne présentent pas de caractère inflammatoire et doivent être rapportées à un processus néoplasique. Rue « Epithélioma mucoïde de l’appendice, à évolution interstitielle. »
(Observation due à l'obligeance de M. P. HARDOUIN, ‘de Rennes)
L.., garçon de treize ans, bien portant. éprouve, depuis quelques semaines et de temps à autre, de vagues douleurs dans la fosse iliaque droite. Il ne s’est jamais arrêté, et se trouve actuellement comme pensionnaire dans un collège de Rennes.
Pas de troubles gastro-intestinaux importants.
Il y a deux jours, nouvelle crise douloureuse légère dans la fosse iliaque droite. La nuit suivante, la douleur est un peu plus forte, et le petit malade a un vomissement.
Je suis appelé à le voir dans la journée (décembre 1933). A ce moment, la douleur a plutôt rétrocédé. Au palper, pas de contracture de la paroi, mais je détermine très nettement de la douleur à la PR en un point limité de la fosse iliaque droite.
Pas de température. Pouls normal.
Malgré ces faibles signes, en me basant sur les phédbs
mènes douloureux éprouvés les semaines passées et surtout sur le vomissement de la nuit précédente, Je conseille une intervention qui est APSÈÉ