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admettons done, pour les cas qui nous concernent, que le volume trop considérable du poumon dans une cavité thoracique déformée comme elle Pest si souvent chez les phtisiques, a agi pour effacer la lumière des tubes bronchiques les moins résistants, obstruer localement le libre passage de l’air en certains points qui ont cédé, gèner l'extension de l'organe qui ne peut plus suivre la paroi thoracique puisqu'il n’y a plus de place pour cette extension, détruire l’élasticité du tissu envahi par les produits tuberculeux et l’annihiler dans les cas où il resterait encore place pour une dilatation minime de l'organe.
L'air par suite pénètre en petite quantité et lentement en suivant des parois aériennes dont la flaccidité a détruit la tension normale; cette colonne d’air est trop faible pour que l’auscultation puisse faire entendre une respiration normale; on percevra par conséquent de la respiration faible ou rien comme dans les épanchements pleurétiques.
Les faits cliniques établissent pour des cas analogues aux nôtres que les mouvements thoraciques correspondant aux parties où l’on perçoit la respiration faible sont notablement diminués pendant l’acte inspiratoire; les premières côtes en général sont à peine soulevées et l’immobilité plus où moins marquée de la région contraste avec l'étendue et la fréquence des mouvements qui s’observent dans les autres parties du thorax qui sont moins compri-mées, principalement à la base. Tous ces phénomènes se tiennent à ce que l’on peut croire, et la même cause qui diminue les bruits respiratoires peut entraver les mouvements thoraciques; dans ce cas, il sérait permis en retournant les termes de dire que c’est l'organe qui fait la fonction.