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tubercules disséminés dans le parenchyme et qui diminuent le nombre des vésicules perméables; il fait intervenir surtout les ganglions bronchiques augmentés de volume qui rétrécissent le diamètre des tuyaux qu'ils entourent. j
L'interprétation de Barth relativement à la respiration faible est vraie dans la généralité des faits, mais elle ne nous dit pas assez le pourquoi, elle s’en tient à une explication un peu superficielle qui ne s'applique pas exactement aux faits cliniques relatés dans nos observations. Pour reprendre quelques points qui nous paraissent incomplètement développés, nous dirons que l’autopsie n’a nullement fait constater une compression bronchique par * de gros ganglions, ni pour la trachée, ni pour les grosses bronches en ce qui concerne la phtisie pulmonaire, et, d’ailleurs cette compression n’expliquerait pas pourquoi la respiration était faible dans toute l’étendue des sommets et non dans quelques parties localisées du poumon, comme le relate une observation de Barth : l’on constata à l’autopsie qu’une seule bronche était comprimée par d’énormes ganglions tuberculeux ; le bruit respiratoire avait été pres- - que nul dans les régions sous-claviculaire et sus-épineuse gauche, mais partout ailleurs la respiration redevenait normale.
Nous admettons cependant que la perméabilité moindre des vésicules pulmonaires farcies de tubercules ait pu entrer pour une part dans la production du phénomène stéthoscopique, en admettant avec un certain nombre d'auteurs, que le murmure vésiculaire crée en partie le bruit respiratoire. Mais, dans tous les cas de tuberculose pulmonaire où le parenchyme est plus ou moins infiltré
de produits spécifiques, on ne trouve pas une respiration faible partielle ou totale ; le phénomène devrait être d’une fréquence extrême, ce quin’est pas. En somme, l’on doit convenir que l'explication est incomplète en ce qui concerne nos Cas.
Barth (nous prenons ses idées parce qu’elles nous paraissent exprimer une opinion moyenne), dit aussi que la transmission du murmure vésiculaire est moins parfaite lorsqu'un corps solide, une collection liquide ou gazeuse éloignent le poumon des parois thoraciques et que les sons ne peuvent arriver à l’auscultateur qu’en traversant des milieux de densité différente. Est-ce là tout ce qui se passe et la couche de liquide ou de gaz ou un corps solide volumineux agissent-ils simplement en éloignant l'oreille du tissu pulmonaire et en modifiant le son perçu ?
Dans la pleurésie, le bruit respiratoire est le plus souvent affaibli, quelquefois jusqu'à l'absence complète; d’autres fois, il y a une respiration soufflante ou souffle bronchique et cela, tantôt dans les épanchements moyens, tantôt dans les épanchements forts, ce qui paraît difficile à expliquer, si l’on se rapporte à la théorie de Barth; il n’y a pas là seulement une question de distance du tissu pulmonaire à la paroi thoracique, ni de différence dans la densité des milieux.
De même, dans le cancer, il y a communément : une absence presque complète du bruit respiratoire au niveau de la lésion, mais, le plus souvent, quand le bruit respiratoire est entendu, il est soufflant et rude, parfois caverneux. ;
Pourquoi n’entend-on rien ou presque rien dans cer-