‹ Contribution à l'Étude des Cavernes Pulmonaires FerméesChapitre 6 sur 18 · RE E S · texte numérisé non relu

RE E S

tant ; il n’est ni nécessaire, ni suffisant pour prouver l'existence d’une caverne. L’expectoration est d’ailleurs un signe pulmonaire trop banal pour entrer en ligne de compte.

De la fièvre caverneuse. — Cette fièvre se caractérise, comme on le sait, par de grandes oscillations. Elle est peu élevée, persistante, d’où le nom de fièvre hectique qui la désigne. Habituellement, le malade est apyrétique le matin, ou bien sa température est au-dessous de la normale. Le soir, le thermomètre enregistre 38° ou 38°5. Quelquefois, elle réalise le type inverse, type dans lequel elle atteint son maximum le matin. Un autre caractère de cette fièvre est l’écart entre les deux points extrêmes, alors que, dans les courbes thermiques qui accompagnent une affection aiguë, on note un écart de 1/2 degré à 1 degré, la fièvre hectique dessine, en 24 heures, une oscillation de 2 à 3 et même 4 degrés.

La fièvre est loin d’être constante dans la tuberculose pulmonaire cavitaire. On voit assez fréquemment des sujets porteurs de vastes cavernes qui ne présentent pas de courbe fébrile du type caverneux.

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