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nien puisque certaines déficienses des glandes endocrines s’accompagent d'œdème et que d’autre part l’œdème que l’on peut trouver dans n'importe quelle affection du foie se rencontre avec prédilection dans les cirrhoses pigmentaires, cirrhose s’accompagnant d’altération de la thyroïde, de l’hypophyse, des surrénales, des glandes génitales. Dans les autres variétés de cirrhoses, l'atteinte ‘de ces glandes est beaucoup moins fréquente.
Or, certaines de ces glandes, notamment la thyroïde et l’hypophyse interviennent dans la diurèse et le métabolisme de l’eau.
Outre ses fonctions biligéniques, uréogénitiques, glycogénétiques et internes, le foie représenterait aussi une glande à sécrétion interne. Il sécréterait des hormones antianémiques, circulatoires, diurétiques, antitoxiques et régulatrices du système nerveux. Certes, l’action des extraits hépatiques permet d’envisager la réalité de ces hormones. Mais aucune de celles-ci, à part le yakriton,, mis en évidence par les auteurs japonais, n’ayant été isolées, on ne peut affirmer leur existence.
Envisageons maintenant le rôle de la thyroïde. Ce rôle est des plus compliqués mais aussi des plus énergiques car le corps thyroïde agit sur de nombreux facteurs du métabolisme aqueux. É
Cliniquement, nous connaissons la rétention des myxoedémateux, la déshydratation des basedouwiens et le rôle diurétique, inconstant d’ailleurs, des extraits thyroïdiens. |
La glande thyroïde agit sur la résorption de l’eau. Ceci résulte des expériences d'EPPINGER. Cet auteur a observé que l'absorption de l’eau ingérée et injectée sous la peau est ralentie chez le chien dépourvu de corps thyroïde.
La thyroïde agit aussi sur la mobilisation de l’eau favorisant les échanges entre le sang et les tissus, mobilisation qui est troublée chez les myxoedémateux et les
AMP. | DES
animaux thyroïdectomises. La thyroïde agit sur la perméabilité des capillaires, sur le système vago-sympathique. Elle provoque le dégonflement des colloïdes et elle peut agir comme un véritable diurétique.
Elle agit enfin par son action sur le métabolisme général. Elle augmente l’oxydation et le métabolisme cellulaire. A la suite des travaux de LOEPER et de ses collaborateurs, on connaît la fonction protréocrasique du corps thyroïde. Ces auteurs ont mis en valeur chez l'hypothyroïdien le rôle de l’opothérapie thyroïdienne sur le quotient albumineux qui s’élève notablement après le traitement par augmentation relative de la sérine et baisse légère de la globuline avec augmentation très modérée des albumines totales. De plus, on note chez les hypothyroïdiens une diminution de l'élimination des chlorures, ce qui semble prouver que le corps thyroïde agit aussi sur le métabolisme du chlorure de sodium.
Enfin, pour LicxTwiITz, le fonctionnement du foie nécessiterait l’intégrité de la glande thyroïde.
Quant à l’hypophyse, les travaux de VERRAY et de CusHiNG ont montré que le lobe postérieur exerçait un contrôle hormonal permanent sur la sécrétion rénale ; ceux de BIASOTTI ont mis en évidence l'influence du même lobe sur l’imbibition des tissus. Le rôle joué par l’hypophyse dans la pathogénie du diabète insipide et les résultats obtenus par l’injection d’extrait de lobe postérieur confirment cette manière de voir.
On comprend qu'il soit difficile de fixer la part qui revient à chaque glande endocrine, étant donné la synergie et les relations étroites qui les unissent toutes. L’une d'elles ne pouvant être lésée sans retentir sur les autres.
Comme le dit le professeur LŒpPER, une relation entre le fonctionnement endocrinien et l’œdème des cirrhotiques est parfaitement possible et même probable.
Facteur toxique
Le professeur LŒPER et ses collaborateurs ont incriminé des substances hydropigènes qui s’apparentent à l’histamine. Ces substances, les imidazols, existent en quantité notable dans le sérum, les urines et les liquides d’épanchement des hépatites parenchymateuses et les cirrhoses avec œdème. Lescirrhoses non œdémateuses n’en contiennent que des traces.
Ces substances proviennent soit des aliments ingérés dont le métabolisme est trouble, soit de la désintégration de certains parenchymes.
L'étude expérimentale des imidazols prouve leur pouvoir hydropigène.
Pénétrant dans l’organisme à la suite de l’altération du parenchyme hépatique les imidazols provoquent des actions diverses. Pick a montré que les imidazols sont bloqués au niveau du foie. VILLARET et J. BESANÇON ont montré le gonflement du foie et la diminution du courant de sortie. FIESSINGER et ses collaborateurs ont observé au cours du choc histaminique une augmentation du cholesterol et de la glycémie et une inversion du rapport serine/globuline. On sait, de plus, que l’histamine a une action sur les capillaires, les dilatant et augmentant leur perméabilité.
On voit donc que les imidazols mettent en jeu trois mécanismes au moins qui interviennent dans la pathogénie des œdèmes des hépatiques. Provoquant la fermeture des sphincters des veines sus-hépatiques, ils déterminent de la congestion des vaisseaux intra-hépatiques et de la stase dans le domaine de la veine porte. Produisant une inversion du quotient albumineux, ils engendrent une chute de la pression onkotique. Dilatant enfin les capillaires et augmentant leur perméabilité, ils favorisent le passage de l’eau des humeurs vers les tissus.