‹ Contribution à l'étude des Chlorhydrates de Pinène et de CamphèneChapitre 14 sur 38 · Caractérisation du terpinène · texte numérisé non relu

Caractérisation du terpinène

50 gr. du liquide provenant des deux expériences précédentes, après enlèvement du dichlorhydrate de terpinène qui s'était déposé, ont été mêlés dans un ballon à 50 gr. d’aniline purifiée fraîchement distillée. Le liquide homogène a été chauffé une heure à 180° au réfrigérant à reflux. Il s’est produit une brusque cristallisation de chlorhydrate d'’aniline. Après refroidissement le chlorhydrate d'aniline a été dissous dans de l’eau distillée et l’aniline en excès neutralisée par de l’acide chlorhydrique dilué (indicateur hélianthine). J'ai décanté les deux couches qui s'étaient formées, enlevé la couche aqueuse et entraîné l'autre à la vapeur d’eau. J'ai obtenu 18 g. d’un carbure très mobile, peu odorant, de densité 0,859 à 14° qui s'est partagé sous 16 mm. de la façon suivante après trois tours de rectification.

GOTORES LR ES eee 8 g 702 PRES METRE 4 g RES RS PR ne 3 g

J'ai caractérisé le terpinène dans la portion 68°-70° qui, sous la pression normale, bouillait à 178°-181°. J'en ai fait le nitrosite, suivant la technique indiquée par Wallach (6).

Dans un flacon à large ouverture, bouchant à l’émeri, on met Carre ES a SR et Dopr.

Acide acétique cristallisable... 2 gr. 50 Eau-dishlléers #8 men 10 gr.

On ajoute ensuite peu à peu, en agitant FORTEMENT après chaque addition 3 gr. de nitrite de sodium en solution très concentrée. Le mélange devient vert, puis bleu, puis rouge. Les cristaux apparaissent bientôt. La réaction est pratiquement terminée en deux jours. On essore les cristaux, on les lave à l’eau froide, puis à l’alcool froid très soigneusement pour éliminer l'huile jaune qui les imprègne, et qui en gêne la purification, si on néglige cette précaution, puis on les dissout dans l'acide acétique; on reprécipite par l'eau et on fait cristalliser dans l'acétone. J'ai obtenu ainsi une petite quantité de cristaux suffisante pour prendre le point de fusion (155°). Le mélange avec le nitrosite du laboratoire fondait aussi à 155 degrés.

Lg.

J'ai alors entrepris une décomposition directe par l’aniline d'une plus grande quantité des chlorhydrates liquides, sans chercher à en extraire préalablement le dichlorhydrate de dipentène et de terpinène.

Caractérisation directe des carbures sur les fractions liquides.

Les carbures terpéniques de formule C'‘H'° peuvent être cax Ge pos ractérisés par diverses combinaisons cristallisées, notamment les nitrosites et les tétrabromures.

On sait en effet que :

Le dipentène qui bout à 175° sous 760 mm. donne un tétrabromure cristallisé F 124° :

Le terpinène qui bout à 178° sous 760 mm. donne un nitrosite cristallisé F 155° :

Le terpinolène qui bout à 185° sous 760 mm. donne un tétrabromure cristallisé F 116”.

J'ai donc détruit par l’aniline à l’ébullition la totalité des dichlorhydrates d'une partie des mélanges liquides distillant de 120° à 133° sous 18 mm. ; puis J'ai rectifié les carbures obtenus et engagé dans les combinaisons cristallisées précédentes leb portions dont les points d’ébullition se rapprochaient le plus des corps que je pensais y trouver.

Destruction des dichlorhydrates.

J'ai transformé en carbures 200 gr. des fractions bouillant entre 120° et 133° sous 18 mm., par l’aniline à 180°.

J'ai traité successivement :

30 g. de portion 124°-127° p' 30 g. d’aniline purifiée fraîchement distillée

so g. de portion 127°-130° p' 50 g. d° 60 g. de portion 127°-130° p' 60 g. d° 60 g. de portion 127°-130° p' 60 g. d°

et j'ai obtenu en tout 99 grammes de carbures que j'ai desséchés sur du sulfate de sodium anhydre. Ce mélange avait comme densité 0,853 à + 16° et était presque inactif sur la lumière polarisée (= +0°24') comme les chlorhydrates liquides dont j'étais

parti (+0°20/ à +0°24/).

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