ED, =88°-90° D =0,9447 N
D Contient une trace de bornéol provenant du chlorhydrate solide. |
b) L'autre partie du complexe, soumise à un courant de CO* donna un acide visqueux de formule C''H"0° qui contenait une trace de l'acide cristallisé provenant du chlorhydrate solide. Cet acide avait déjà été étudié par Houben et d’après les expériences des auteurs, l’acide de Houben serait semblable à l'acide de Zelinsky, CHER à partir de l'’iodure de bornyle. En admettant cette similitude, Barbier et Grignard pensaient que l’enchaînement du pinène était conservé dans le chlorhydrate liquide, mais en 1910 ils revinrent sur ces conclusions. [ls afñirmèrent qu'ils étaient en présence d'un mélange mal défini et difficilement séparable, de chlorure de bornyle et d'autres isomères, notamment l’isomère fenchylique (4). Ils discutèrent l'origine de cet isomère fenchylique. Provenait-il du pinène ou d'un hydrocarbure mélangé au pinène ? Se reportant à leurs expériences antérieures sur l’hydratation du pinène par le mélange acéto-benzène-sulfonique (5), ils déclarèrent que
le pinène récupéré lors d’une première hydratation fournissait bien moins d’alcools liquides, donc bien moins d'alcool fencrylique; comme le nopinène diminue en même temps que diminue la faculté de production d'alcool fenchylique, Barbier et Grignard pensaient que la substance mère de l'alcool fenchylique ne pouvait pas être le pinène.
Enfin dans sa thèse de doctorat en pharmacie, soutenue, devant la Faculté de Pharmacie de Paris en 1926, et ayant pour titre Contribution à l'étude des chlorhydrates liquides de pinène, M. Charles Cachat étudia surtout la chlorhydratation à sec, et plus rapidement la chlorhydratation en milieu alcoolique, d'une essence de térébenthine du pin d'Alep ayant c0= +41°33, qui, comme on le sait, est du pinène-2 dextrogyre presque pur, ne contenant qu'un peu de son antipode.
Il constaia qu'il se formait beaucoup de chlorhydrate solide, surtout du dichlorhydrate, rendant liquides les fractions riches en monochlorhydrate. En tête, il passait une fraction liquide importante, bouillant à 80°-82° sous 15 mm., dans laquelle il caractérisa du chlorure de fenchyle. Dans les fractions intermédiaires, non étudiées par Barbier et Grignard, il signala les chlorhydrates de pinène (chlorure de bornyle), de dipentène et de terpinolène et conclut que l’ensemble de ces substances constituait le liquide, si souvent dénommé chlorhydrate liquide.