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et la prostate, avec 16 9% de complications pulmonaires. Parmi celles-ci, il faut faire une place assez importante aux embolies.
Les interventions gynécologiques : hystérectomie, ovariotomie, etc., donnent le chiffre total de 8 Ce avec un certain pourcentage d’embolies,
La catégorie suivante, les interventions pour gottre sont très importantes à signaler. Sécrétan et Rey donnent 5,2% et 1 % de mortalité. Nous sortons là du domaine habituel des complications pulmonaires dont le siège est essentiellement l’abdomen. La fréquence des complications pulmonaires après ablation de goitres nous semble être une preuve de l’action nerveuse dans la pathogénie de ces accidents. Nous y reviendrons.
Les hernies non étranglées ne donnent que 4% dont une partie importante est certainement constituée par les embolies. Si nous comparons ce chiffre à ce que donnent les hernies étranglées, le rôle d’un foyer infecté ne peut faire de doute.
En dernier lieu viennent, avec 2%, les interven-tions intéressant la tête, le rachis, le thorax, enfin les appendicites à froid.
Si l’on considère cette liste d'interventions, on comprend pourquoi les complications infectieuses augmentent-elles de plus en plus. En effet, en 1905, Gsell et Le Dentu n’ont donné que le chiffre total de 0,3% de complications pulmonaires post-opératoires. C’est qu’en 1905, un grand nombre des inter-
ventions citées plus haut n'étaient pas encore pra-
MANS 1 1 ES tiquées ou tout au moins ne constituaient que des opérations exceptionnelles ; ce qui explique beaucoup de choses.
Nous ne pouvons dire actuellement si l’état pulmonaire antérieur du sujet joue un rôle prédisposant ou non. La raison en est la suivante : lorsqu'on connaît les tares pulmonaires d’un malade, on ne l’'opère pas, lorsqu'on ne les connaît pas, elles ne peuvent entrer dans les statistiques. Il serait cependant intéressant à savoir si les scléreux pulmonaires, les bronchitiques chroniques et les sujets porteurs d’une lésion tuberculeuse éteinte font plus de complications pulmonaires que les sujets ayant un poumon sain.
L'anesthésie fut pendant longtemps incriminée comme la principale pourvoyeuse de complications pulmonaires infectieuses. Or,actuellement il semble qu'il n’en est rien. Secrétan et Rey ont trouvé le même pourcentage pour l’anesthésie locale et l’anesthésie générale. Il n’y a pas de différence pour l'éther et le chloroforme. Le pourcentage est un peu plus élevé pour les anesthésies rachidiennes, sans doute pour la simple raison que les complications surviennent généralement dans les interventions qui se prêtent à l’anesthésie rachidienne.
Nous voyons, tout comme pour les embolies, que l'étude étiologique ne donne que fort peu de renseiguements pour le mécanisme de production des complications infectieuses. Nous aurons encore