‹ Contribution à l'étude des complications pulmonaires post-opératoiresChapitre 17 sur 28 · DT DES · texte numérisé non relu

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en faveur de n'importe laquelle de ces hypothèses. Nous pensons que chacun des mécanismes peut avoir lieu et queles deux conceptions ne s'opposent pas. N Par quelle voiè les microbes envahissent-ils le poumon ? Si l’on admet que l'infection provient des microbes des voies respiratoires supérieures, la voie la plus probable est celle des bronches. La voie sanguine ou lymphatique n’est cependant pas exclue de ce mécanisme. Ce sont les deux dernières voies qui peuvent seulement entrer en jeu dans l’infection à partir de l’organe siège de l'intervention. Nous avons déjà vu que les deux voies sanguine et |ymphatique peuvent être soutenues. Cordier pense que c’est très souvent la voie sanguine et cet auteur assimile la plupart des complications infectieuses à des infarctus infeêtés. Nous avons déjà fait toutes nos réserves sur cette manière de voir. Razemon a montré la propagation de l'infection par les petits vaisseaux lymphatiques du diaphragme. Loubry, dans une thèse de 1925, pense, d’une facon tout à fait légitime qu’elle pourrait fort bien se propager par la grande voie du canal thoracique qui se déverse directement dans les grosses veines de la base du cœur. Il y aurait donc lieu d’individualiser un véritable syndrome abdomino-pulmonaire se faisant par le canal thoracique.

La question la plus importante de la pathogénie de ces complications, à notre avis, est celle de a

cause intime de la possibilité d'une infection pulmo-

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naïre. Trois ordres de facteurs ont pu être invoqués à cet égard. Nous avons vu le facteur mécanique d'insuffisance respiratoire, nous n’y revenons pas, Nous avons vu d’autre part que les facteurs nerveux, par des troubles vasomoteurs réflexes pourraient être parfaitement bien invoqués. Il y a enfin une explication humorale, selon laquelle l'infection pourrait se faire à la faveur des conditions humorales modifiées parle choc opératoire.

Une question tout à fait accessoire au point de vue théorique, mais d’une assez grande importance pour la vaccinothérapie est la nature des germes en cause. Ceux-ci sont très variables et dépendent de chaque cas considéré.

Nous ne pouvons et nous ne voulons opter pour aucune des théories étudiées, Nous pensons d’ailleurs qu’il n’y a pas d'explication univoque de toutes les complications infectieuses. Nous pensons que la plupart des mécanismes invoqués est possible et

réel dans certains cas.

c) Problèmes cliniques.

Il y a un nombre considérable de formes cliniques décrites parmi les complications infectieuses. Nous n’insistons que sur certains points particuliers. Les formes broncho-pneumoniques et pneumoniques sont les plus anciennement connues. Par contre, il

y a d’une part des formes graves suppurées, d’au-

am 16e)

tre part des formes bénignes qui ne semblent pas avoir suffisamment attiré l’attention.

L'abcès du poumon dont nous avons eu l'occasion d'observer un cas semble être très fréquent, sans queles statistiques actuelles puissent permettre d'en rendre compte. Son pronostic n’est pas toujours fatal et, comme dans le cas que nous relaterons plus loin, la guérison peut survenir à la suite d’une vomique libératrice.

D'autre part, les formes frustes nous semblent d’une fréquence extrême par rapport aux formes gra- - ves bruyantes. En dehors des petités bronchites, congestions pulmonaires ayant encore un certain caractère clinique, il y a un très grand nombre de petites infections pulmonaires anonymes, d’ailleurs sans gravité et sans importance clinique aucune, qui surviennent avec une très grande fréquence. Si leur importance pratique est nulle, au point de vue théorique, leur fréquence dénote une sensibilité particulière des opérés au point de vue pulmonaire.

Un autre point clinique peu étudié est la question des séquelles pulmonaires. Roubier, puis Cordier ont signalé l'existence chez d'anciens opérés, ayant eu une complication pulmonaire, de séquelles ressemblant cliniquement à une dilatation des bronches ou à une sclérose pulmonaire. Leur existence mérite d’être signalée. À

Malgré l'existence des formes frustes et leur fréquence, la gravité des complications infectieuses reste très grande, Nous avons vu combien la mor-

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talité était élevée après certaines interventions. D’après les travaux tout à fait récents sur lesquels nous reviendrons, la fréquence et la gravité de ce

complications est destinée à diminuer d’une manière notable.

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