‹ Contribution à l'étude des complications pulmonaires post-opératoiresChapitre 22 sur 28 · LEUR · texte numérisé non relu

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time de se méfier de l’éther dans tous les cas où le poumon peut être atteint. Nous pensons que les anesthésiques sont surtout nocifs à cause du refroidissement qu’ils déterminent. D'après certaines expériences, le froid diminuerait le pouvoir bactéricide, normalement très élevé, du poumon. Il faudra donc éviter de laisser le malade se refroidir pendant et après l'intervention.

N'y a-t-il pas certains détails de la technique opératoire dont la modification peut agir favorablement sur le risque des complications pulmonaires. Certes, nous ne possédons à cet égard que des données toutes théoriques. Il nous semble néanmoins qu'il faut éviter de tirailler les nerfs, les vaisseaux et les mésos. Baïllis et Daydrein recommandent de ne pas trop prolonger le drainage qui pourrait agir défavorablement sur les veines. D’une facon générale, il faut se méfier des gros plexus veineux dont les lésions sont, sans doute, responsables des embolies.

Il y a là en somme un certain nombre de détails opératoires non encore réglés par la tradition, mais qui sont destinés à entrer dans la pratique. Il y a certains organes que le chirurgien n’a pas encore appris à respecter et qui jouent, à notre avis, un rôle important dans la pathogénie des complications

post-opératoires.

liege

d) Les soins post-opératoires.

Il y a plusieurs points sur lesquels les auteurs modernes insistent dans les soins post-opératoires. Tout d’abord, la vaccination doit être poursuivié à partir du jour de l'opération pendant toute la semaine qui suit.

Les exercices respiratoires jouent un grand rôle dans toutes les recommandations des auteurs américains. Il faut faire respirer le malade, le changer souvent de côté et, d’après les travaux d’Overholt, lui donner à respirer de l’anhydride carbonique, excitant du centre respiratoire bulbaire, Des auteurs, entre autres Grégoire, recommandent le lever précoce qui pourrait, dans des cas bénins,agir même à titre curatif.

On insiste encore sur les dangers du refroidissement, de l’infection bronchique par déglutition des matières vomies, etc.

e) Le traitement curatif.

Nous aurons peu de choses à dire sur les différents procédés préconisés. Leur succès est loin d’être aussi éclatant que celui des procédés préventifs. La vaccinothérapie, à titre préventif, a été préconisée par Lejars, Brocq et Duchon avec beaucoup de succès. On met en œuvre dans ces cas tout l'arsenal

thérapeutique anti-infectieux qui est d'usage dans

les pneumopathies aiguës. L’abcès de fixation, les métaux colloïdaux, eto., ont été employés. 11 im: porte d'associer à ce traitement anti-infectieux général un traitement tonicardiaque, car le Aéchissement aigu du cœur est toujours à craindre.

L'opération de Trendelenburg, proposée pour les embolies pulmonaires, n’en est encore qu'au stade des essais. Les quelques résultats positifs, présentés en France par Sénèque, sont tout à fait encourageants. Néanmoins, cette opération ne peut éncoré entrer dans la pratique courante.

Quelles sont les principales données que nous pouvons retenir à propos de la prophylaxie et du traitement des complications pulmonaires post-opé- ‘ratoires ? Nous pensons qu'en premier lieu vient la vaccination dont les résultats sont réellement encourageants et qui, en se généralisant, va diminuer sérieusement le risque opératoire.

Nous pensons également que le choix judicieux des malades à opérer, les exercices respiratoires et surtout des précautions opératoires sur lesquelles nous avons insisté rendront ces complications moins fréquentes.

Cela est d’autant plus souhaitable que les complications post-opératoires pulmonaires sont actuellement un sujet de préoccupation pénible pour les chirurgiens. Tant qu’elles existent, on peut dire

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qu’il n’y a pas d'opération absolument bénigne. Un malade opéré d’une appendicite à froid ou d’une hernie simple peut être emporté subitement par une embolie. D’un autre côté, dans les opérations déjà graves par elles-mêmes, les possibilités du chirurgien sont extrêmement limitées par la crainte

des complications pulmonaires.

Dans les pages suivantes nous donnons quelques observations personnelles que nous avons eu l’occasion de recueillir pendant notre internat à l'Hôpital Péan, pendant les années 1929 et 1930.

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