OBSERVATION IV
Mlle M..., âgée de 25 ans, entre à l'hôpital pour une crise aiguë d’appendicite, il y a trois semaines. Etant donné que le médecin n'a été appelé que trois jours après les débuts de la crise et que celle-ci est notablement diminuée à ce moment-là, on a remis l'intervention.
D'après l’interrogatoire, il semble bien s’agir d’une crise d’appendicite, avec douleur dans la fosse iliaque droite, vomissements et hyperesthésie cutanée, mais cette crise a revêtu un aspect tout à fait bénir. Actuellement, trois semaines après la crise, rien ne persiste, à part une constipation que l’on n'ose pas combattre par la purgation.
A l'intervention on trouve un appendice un peu rouge que l’on enlève, mais on constate surtout la présence de quelques granulations discrètes sur le péritoine et celle de gros ganglions dans le mésentère.
Dès le soir qui suit l'intervention, la température est à 3805 et restera élevée, sans jamais dépasser 39”. On atiribuecet état subfébrile à une péritonite tuberculeuse à laquelle l'intervention a donné un coup de fouet. Cependant la plaie opératoire se cicatrise fort bien, sans laisser de fistule.
Une quinzaine de jours après l'intervention, alors que l’appendicectomie est presque complètement guérie, la malade commence à tousser, à cracher, sans point de côté, sans dyspnée. L'examen clinique ne montre rien, mais une radioscopie permet de constater un sommet droit voilé, ne s’éclairant pas à la toux. Une radiographie confirme l’existence de lésions tuberculeuses au sommet droit, sans cepen-
dant montrer de caverne,