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PREMIER TEMPS DE LA COAGULATION

C'est de beaucoup le plus difficile à étudier à cause, non seulement de la complexité de son mécanisme, mais encore de la diversité des corps qui sont en présence. Ne voulant considérer que les principaux facteurs qui entrent en jeu, nous étudierons

— La prothrombine,

— L'activateur,

— Le calcium.

a) LA PROTHROMBINE :

Mal définie chimiquement, on la considère comme une globuline. Seegers (114-115-116) en à donné la formule brute approximative et Cobhn (26-27) l'a trouvée dans sa fraction III, avec les |# globulines et les iso-hémoraglutinines ; elle forme ainsi la sous-fraction ITE,2.

Dans le plasma, la prothrombine se révèle comme un complexe de deux corps que Quick (104-1051 identifie de la manière suivante :

— Facteur A : labile, qui disparait dans le sang conservé, le chauffage à 56° pendant 30 minutes le détruit: il est difficilement adsorbé (105) :

— Facteur B : très peu labile, résistant à la conservation mais adsorbable par lhydroxyde d'alumine et de nombreux autres adsorbants en milieu oxalaté. Son taux est variable in vivo et sa diminution serait responsable des hypoprothrombinémies (104).

Nolf (88) et Feissly (43) semblent retrouver ces mêmes constituants, mais les interprétations sont divergentes : alors que Quick appelle prothrombine un complexe A-B, pour Frédéricq (55) seul, le composant B, représente la prothrombine et le corps À serait un ferment à propriétés particulières, véritable activateur de la prothrombine. Enfin, Seegers (115), après des purifications très poussées, considère que la prothrombine est un corps simple, Crut (50), dans un récent article, montre, avec juste raison, que dans le courant de la purification, Seegers entraîne probablement, en plus du facteur A (qui, pour lui, serait la véritable prothrombine), une très faible partie du facteur B, ce qui lui permettrait d'avoir un corps apte À coaguler le fibrinogène après adjonction de calcium, donc de la prothrombine :

b) L’ACTIVATEUR :

C’est certainement un des points les plus controversés que celui qui à trait à l'activateur grâce auquel la prothombine se transforme en thrombine. On lui à donné les noms les plus divers : cytozyme, thrombokinine, thrombokinase, nous l’appellerons thromboplastine, terme qui s’est vénéralisé sous l'influence américaine.

Pendant longtemps, on à considéré que les extraits de tissus ou d'organes étaient les activateurs physiologiques du premiers temps de la coagulation. Les plaquettes et les leucocytes, eux aussi, seraient aptes à libérer une thromboplastine active.

Le premier pas important a été fait lorsqu'on à distinoué dans ces extraits : un lipoïde, la céphaline et des protéines. On a d’abord attribué le rôle actif à la céphaline, mais sa purification (33) diminue son pouvoir coagulant ; par contre, l’extrait tissulaire total est très actif in-vivo comme in-vitro (57-21-22), alors que les produits privés de lipoïdes semblent devenir complètement inactifs (12).

C’est alors que sont apparues de nouvelles théories rejetant, non l'activité, mais la spécificité des solutions obtenues à pañtie des plaquettes, des leucocytes et des tissus. Collinwood et Mac Mahon (28) avaient entrevu cette idée qui possède actuellement de nombreux défenseurs. Lepgvenhager, entre autres, affirme l'existence d’une thromboplastine plasmatique (fhrombokinine) (T1) et dénie tout rôle effectif aux éléments figurés dans le premier temps de la coagulation (72). Nolf (90-91) retrouve de même un activateur plasmatique appelé tryptase, qui serait analogue à une substance contenue dans la proteine vis queuse de Feissly (41-44-45). Il semble qu’on pourrait rapprocher de ces corps la globuline extraite par Pateck (98) et celle trouvée par Winderbauer et Reichel (130).

La plupart des produits ainsi isolés semblent tous avoir non seulement un pouvoir coagulant, mais aussi un pour voir protéolytique qui ne serait pas lié à des impuretés. Feissiy (41) aurait pu séparer les propriétés. thromboplastiques des propriétés protéolytiques.

Toute les divergences qu'on rencontre dans les caractères des produits isolés, proviennent, semble-t-il, des méthodes d'isolement qui entraînent des impuretés: celles-ci différant avec le mode de préparation,

Un fait nous paraît actuellement certain, c'est qu'il faut distinguer deux activateurs :

L'un, plamastique, du type tryptase, contient un agent thromboplastique thermolabile, peu adsorbable, extractibie par le chloroforme (5441).

L'autre, tissulaire, thermostable, serait un activateur lipoïdique. La libération d’un corps de ce type par les plaquettes a été mis encore récemment en évidence par Tzanck et Burstein (125).

Une évidente analogie apparaît entre les propriétés du facteur A. de Quick et cet activateur plasmatique thermolabile : elle à donné lieu à une très ingénieuse théorie, soutenue par P, Frédéricq, que nous étudierons avee le mécanisme d'action des facteurs du premier temps de la coaculation.

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