‹ Contribution à l'étude des composants de la Prothrombine dans le cadre de la Théorie enzymatique de la coagulationChapitre 22 sur 60 · HEC · texte numérisé non relu

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et permet de parvenir à des concentrations en prothrombine très faibles (1/50-1/100). Quand on désire pousser très loin les dilutions, il est préférable de déprothrombiner un mélange de’ plasma pour avoir un taux moyen de fibrinogène. Les résultats obtenus sont excellents au point de vue pratique si on limite l’utilisation du plasma déprothrombiné à la courbe d'étalonnage ; malheureusement, nous sommes obligés de faire certaines réserves quant à la valeur théorique du procédé.

Nolf (88) dit avec juste raison que labsence totale de coagulation d’un plasma n’est pas la preuve que toute la prothrombine est adsorbée mais seulement qu’il existe à ce moment un équilibre entre les antithrombosines et la pro* thrombine restante. Il faudrait donc pouvoir démontrer que le sulfate de baryum adsorbe aussi les antithrombosines, pour réfuter cette objection. Le dosage de ces corps est extrêmement délicat, par la méthode de dilution prosressive et nous n'avons pu obtenir aucun résultat intéressant dans ce sens. De plus, le seul fait que le fibrinogène reste dans le plasma est une présomption en faveur de la théorie de Nolf qui à pu montrer qu'un plasma, traité par plus de dix passages sur le phosphate tricalcique, conservait encore, en solution, un mélange de prothrombine, d'antithrombosines et de fibrinogène, bien que sa coagulation ne soit plus possible.

Ce n’est pas, d’ailleurs, la seule critique qui puisse être faite. On peut facilement démontrer que dans un plasma déprothrombiné, aussi bien par l’alumine que par le sulfate de baryum, une grande partie du facteur A. de Quick reste en solution et peut interférer dans le dosage.

Malgré ces inconvénients, l’utilisation de plasma déprothrombiné est une nécessité presque absolue; il nous semble cependant recommandable d’en limiter l'emploi à l’étalonnage de la thromboplastine, le plasma utilisé pour ce faire étant saturé en facteur B. et en facteur A.

— MÉTHODES UTILISANT POUR LA DÉTERMINATION DU TEMPS DE QUICK DES PLASMAS SYSTÉMATIQUEMENT DILUÉS :

Nous avons signalé, en étudiant les méthodes graphiques, que l’erreur de calcul était très faible dans la partie de la courbe correspondant à un taux de prothrombine inférieur ou égal à 25 p. 100, Il était done tentant de déter-

miner le temps de Quick sur des plasmas dilués au quart ou au dixième, de chercher le taux de prothrombine correspondant, puis de le multiplier suivant le cas par 4 ou 10. De très nombreux auteurs ont établi leurs méthodes (dérivées de celle de Quick) sur ce principe. L'agent de dilution est évidemment le plasma déprothrombiné. et parfois une Solution de fibrinogène. Nous n'avons pas employé le fibrinogène, aussi n’en parlerons-nous pas, mais l'utilisation du plasma déprothrombiné ne peut donner aucun bon résultat pour les raisons théoriques citées au paragraphe précédent qui se trouvent confirmées par l’expérience.

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