‹ Contribution à l'étude des composants de la Prothrombine dans le cadre de la Théorie enzymatique de la coagulationChapitre 23 sur 60 · MÉTHODES MATHÉMATIQUES · texte numérisé non relu

MÉTHODES MATHÉMATIQUES

Eagle (37) avait, dès 1935, préconisé l’emploi de techniques mathématiques dans l'étude de la coagulation et indiqué une méthode générale. Fischer reprenant une idée déjà ancienne qui établissait une proportionnalité inverse entre les logarithmes des temps et les logarithmes des concentrations, à proposé la formule suivante (*) :

— — k ça t ce qui devient en transformant en logarithmes : log.t = —à log.c —log.k

OU On à : t = temps de coagulation, € = concentration en prothrombine, ket à sont des constantes qui dépendent des conditions expérimentales, a est déterminé par la pente du diagramme (coefficient exponentiel).

De nombreux auteurs ont utilisé cette formule en faisant varier les concentrations de thrombine, de fibrinogène.…. Plus nombreux encore sont les travaux où elle est appliquée à l'étude des anticoagulants. Dans la majorité des cas la courbe trouvée est une droite et pour des conditions expérimentales identiques, on doit obtenir des réseaux de droites parallèles, done le coefficient a est défini pour n'importe quel point de la courbe et même pour n'importe quelle

(*) Les données mathématiques, ici exposées, viennent en partie d'un travail de Mlle D, Quivry (110). |

Me NT

courbe du réseau, ce qui justifie l'emploi de la formule.

Nous avons essayé d'appliquer cette formule de Fischer à l'étude du taux de prothrombine. Nous n'avons pas pu obtenir de courbe rectiligne, donc le coefficient à varie suivant les différents points du graphique. Il n’est donc pas possible d'utiliser cette formule lorsqu'on emploie la technique de Quick.

Par ailleurs, environ une fois sur dix, nos courbes sont contourantes (fig. 4). Cette intersection est beaucoup plus nette ici que dans les autres graphiques.

Log.t

Re,

Fire. 4 : Courbe d'étalonnage. Formule de Fischer.

La courbe du plasma normal en trait plein,

La courbe du plasma hypoprothrombinémique en pointillé L est le point d'intersection.

taux du plasma normal Il s'ensuit que le rapport —— $in taux du plasma hypo verse de part et d'autre du point EL et un plasma qui était hypoprothrombinémique peut ainsi devenir hyperprothrombinémique, à partir d’une certaine dilution.

Ceci confirme l’opinion émise par Nygaard (95) qui con-

sidère qu'à chaque taux de prothrombine correspond une courbe propre. De son côté, Quick ne peut obtenir de droite avec la formule de Fischer lorsqu'il en fait l'application au dosage de la prothrombine. Par contre, Witts, utilisant le venin de vipère, aurait pu obtenir des résultats valables. Nous ne généraliserons donc pas ces résultats qui ne sont peut-être vrais que pour la technique de Quick ; ils démontrent suffisamment qu’il est dangereux de diluer systématiquement les plasmas inconnus, pour les doser par cette méthodes.

CONCLUSIONS

Après avoir passé en revue les différentes techniques de dosage de là prothrombine, nous avons montré les avantages que présente la méthode de Quick : simplicité relative et résultats suffisamment précis.

D'autre part, nous préconisons l’utilisation du sulfate de baryum en solution à 30 p. 100 pour déprothrombiner les plasmas, tout en montrant qu'un plasma incoagulable après adsorption n’est pas forcément exempt de prothrombine; c’est la seule modification que nous proposions à ja: technique originale de Quick.

Une étude critique des variantes de la technique de Quick, nous à permis de mettre en évidence qu'il ne faut pas diluer un plasma inconnu avant d’en déterminer le temps de Quick. |

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