‹ Contribution à l'étude des composants de la Prothrombine dans le cadre de la Théorie enzymatique de la coagulationChapitre 41 sur 60 · LEURS · texte numérisé non relu

LEURS

Witts à pu ainsi différencier trois types de tendan: ces hémorragiques :

— L'hémophilie, où le taux de prothrombine et la lécithin difference sont normaux ;

— L’hémogénie, où le taux de prothrombine est normal et où la lécithin difference est augmentée ce qui correspond à un accroissement du temps de coagulation par le venin seul;

— L’hypoprothrombinémie où les deux temps, soit avec soit sans lécithine, sont allongés, maïs où la lécithin difference est normale.

Cette technique est encore récente et nous n’avons pas un recul suffisant pour juger de sa valeur. Elle repose entièrement sur une théorie de la coagulation que nous avons exposée au début de ce travail mais qui reste encore discutée. Elle présente des possibilités du plus grand intérêt, notamment en ce qui concerne là lécithin-difference mais elle a montré, avec les méthodes jusqu'alors utilisées, certains écarts mal expliqués dans la mesure des hypoprothrombinémies produites par le dicoumarol.

LA TRYPSINE :

C'est Heard (58) qui montra le premier que la trypsine peut coaguler le plasma oxalaté ; l’action accélératrice du ferment sur la coagulation normale était déjà connue. Mellenby contesta la découverte de Heard et effectivement ne put jamais obtenir de coagulation avec la trypsine en utilisant un plasma privé de calcium.

Il est probable que, dans ses expériences, le fibrinogène était protéolysé avant d'avoir pu coaguler.

Northrop et Kunitz (93) parvenaient en 1929 à obtenir une trypsine cristallisée. La pureté de l’'enzyme ainsi pré paré n’est toutefois pas formellement prouvée. Il est possible que les cristaux contiennent des proteines étrangères inactives homéomères. Là encore, la preuve définitive n'est pas faite que la protéolyse seule, est capable dactiver la prothrombine et thrombine.

La trypsine de Northrop dont l'activité est beaucoup plus forte et beaucoup plus stable que celle des trypsines utilisées jusqu'alors, à permis à Eagle et Harris (39) d’ap-

ST à Late

porter la démonstration du phénomème observé par Heard, en montrant que la coagulation du plasma oxalaté pouvait se produire sans que la présence de calcium puisse être suspectée. Ils ont, de plus, démontré que la trypsine est incapable de coaguler une solution de fibrinogène purifié. mais détruit ce fibrinogène en le protéolysant et le rend ainsi incoagulable.

Ferguson et Erickson (47-48-49) reprenant les expériences de Waldschmidt-Leitz (127) montrèrent que la trypsine, en présence de calcium, accélère la coagulation sanguine, en donnant des temps 10 fois plus cours que dans les conditions normales ; d’autre part, ils mirent en évidence le pouvoir activant des céphalines sur cette réaction.

Récemment, Frédéricq (54) a montré que la trypsine ne pouvait coaguler un plasma épuisé par le phosphate tricalcique qui enlève la prothrombine (il faut ajouter du fibrinogène qui est lui aussi adsorbé par le phosphate). La thrombine formée par action de la trypsine sur un plasma normal est de plus très instable, il est probable qu’elle est attaquée et protéolysée partiellement au fur et à mesure de sa formation.

Enfin, Studer (120) à pu préparer une « thromboplastine synthétique » en ajoutant des lipoïdes à la trypsine obtenue à partir de pancréatine Merck.

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