‹ Contribution à l'étude des constituants techniques de la TourbeChapitre 10 sur 59 · ACT · texte numérisé non relu

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nation selon la formule (R. COO)}? Ca = RCOR + Ca CO3 donne les rendements suivants :

pour 100 kg. de sel anhydre

pour. l'acétaté PRES DURE & = lé propionätéen NEA GK SE « TR DTYLA TETE LPS RASE &« le valérianaters . «UM NS OkE

ce qui correspond à 94 % du rendement as.

En libérant les acides avec de l'acide sulfurique et en faisant passer leur vapeur sur des catalyseurs comme la thorine, ou la dolomie ou le mélange oxyde de magnésium, oxyde de calcium, il se produit la réaction

2RECGOËH = REOR EF HO FCO?

Les cétones obtenues représentent une matière importante non seulement comme combustibles pour moteurs mais aussi comme solvants de la nitrocellulose, du celluloïde, de l’acétocellulose, des gommes et résines, des graisses et huiles, de colorants d’aniline, de la gutta.

L'acide butyrique a reçu des applications dans la tannerie : pour le déchaulage et le chamoisage. Les étherssels de l'acide butyrique comme les butyrates de méthyle, éthyle, amyle peuvent servir à la fabrication d'essence de fruits utilisée en parfumerie et en confiserie. L’anhydride butyrique peut servir à la préparation de ENENEE cellulose.

La fermentation acétono-butylique ressemble à la fermentation aliphatique. Dans cette dernière la réaction du milieu est neutre, on s'oppose à l’acidification du milieu par addition de carbonate de calcium. Si au contraire on ne neutralise pas les acides, on constate d’abord une acidification qui s’atténue en suite et on oriente ee vers la fermentation acétono-butylique.

La cellulose et les pentosanes des tourbes peuvent aussi être valorisées par les fermentations méthanique (digestion) et hydro-butylique:

La décomposition de la cellulose par fermentation est connue depuis longtemps. Nous avons mentionné dans le chapitre II, p. 9, quelques travaux à ce sujet comme ceux de Van Tieghem qui attribuait la fermentation à l’amylobacter, de White et Thiessen qui-avaient décelé à une profondeur de 9 m. des bacilles anaérobies. Cette dernière constatation rend, même en profondeur, la décomposition de la cellulose probable. Nous savons au-

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jourd'hui que la digestion se fait par fermentation anaérobie à une température et à un pH déterminés avec production de méthane et de gaz carbonique et céla aux dépens de la cellulose et des pentosanes. Les miCroorganismes nécessaires se trouvent dans les déjections solides des animaux, les fumiers, le purin, les boues des marais.

Dans nos essais, la tourbe a été noyée dans du purin, la fermentation s'établit et on recueille un gaz riche en méthane. Le schéma de la transformation méthanique de la cellulose

n CSH0O5i+EnH20=3nCO?+3nCH* 1 kg de cellulose donne comme rendement théorique : 414 litres ou 0,296 kg. de méthane pur ou 625 litres. d’un gaz se composant de 35 % de CO? et 65 % de méthane.

La formule théorique fait ressortir l'égalité de volume d'anhydride carbonique et de méthane. En pratique le gaz contient 30 à 40 % d’anhydride carbonique. Une partie de CO? est retenue en dissolution dans le milieu de fermentation.

La dégradation de la cellulose peut aussi être provoquée par deux ferments : la cellobiase (ferment hydrolysant), la cellulase (ferment proprement dit). La cellobiose formée par la cellobiase est transformée en glucose par la cellulase. Le rendement en glucose peut atteindre 90 %. La fermentation dépend de la température, de la nature du milieu. Lorsque la température est supérieure à 70° ou inférieure à 20°, la fermentation cesse et seulement les ferments hydrolytiques agissent. On peut donc par un chauffage à 70° éliminer la cellulase à moins que l'on préfère ajouter un antiseptique. L'hydrolyse a lieu en milieu faiblement acide pour la tourbe. La cellulose dégradée en glucose peut subir les fermentations que nous avons mentionnées plus haut. Ces opérations pourront nous permettre de, valoriser la cellulose des tourbes jeunes. La production de CH# biologique ne consomme ni kwh ni kg de combustible. Elle donne comme sous-produit une tourbe qui pourrait se déshydrater facilement (déshydratation biologique).

Comme produit secondaire de l’hydrolyse on peut

avoir du furfurol qui peut trouver un grand nombre d’utilisation : il sert au raffinage des essences et des

huiles minérales, comme solvant de la nitro-cellulose; à la préparation de colorants après sulfuration, à la fabrication de résine synthétique et vernis, d’alcoo!l furfurylique, d’acide pyromucique, de thio- furfurol (insecticide puissant), de tannin synthétique.

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