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pâleur, angoisse. Il ne faut pas cependant attacher trop d'importance à ces faits qui peuvent survenir en dehors de toute hémorrhagie ‘par le seul fait de 1: contusion, et il faut savoir également qu’une hémorrhagie abondante peut très bien ne pas se traduire par des signes spéciaux.
Tantôt la rupture vasculaire se fait dans un espace limité, entreles feuilletsde l’épiploon gastro-hépatique par exemple ; tantôt au contraire l'écoulement profus se fait librement dans la cavité péritonéale et va s’accumuler soit dans le petit bassin, soit du côté droit où des adhérences anciennes ou de formation récente peuvent le limiter.
L'épañchement de bile peut se faire lorsque la contusion hépatique se complique d’une rupture des voies biliaires, mais cet épanchement n’a pas de symptomatologie propre immédiate et ne se manifestera qu'au bout de quelques jours quand apparaîtra l’ictère.
L’ictère est très rare ; c’est l’ictère traumatique de Verneuil (1) qui n'implique aucune altération préalable du foie. Il peut survenir d'emblée ou n’apparaître qu'après 2 jours ou plus. C’est dans ces cas qu’on observe la présence de pigments biliaires dans l'urine. Ludwig Mayer cité par Terrier et Auvray (1) ne l’a trouvé cité que dans 7 cas sur 147: encore ne
(1) Terrier et Auvray. Les traumatismes du foie et des voies bi liaires. Æecue de Chirurgie 1896 p. 717 et 1897 p, 16.
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peut-on admettre absolument cette proportion. Roustan (1) a fait remarquer en effet que la statistique de Mayer porte uniquement sur des cas publiés, « et l’on ne publie guère que les cas de mort suivis d’autopsie, beaucoup de cas de ouérison passant inaperçus ».
La température est abaissée au début, elle s'élève
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céler parfois du sucre, ainsi que l’écrivait CI. Bernard
3 lorsque des complications infectieuses surviennent. 4 Les urines sont rares ; elles contiendront des pig- ‘4 ments s’il y a coïncidence d'ictère, et l’on peut y dé-
dans ses leçons de physiologie expérimentale.
La percussion de la région hépatique est doulourease, elle révèle presque toujours une augmentation de volume du foie, augmentation marquée surtout quand la glande devient le siège d’un ou plusieurs abcès à la suite du traumatisme : elle peut décéler également l'épanchement de sang dans la fosse iliaque
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ou le flanc droits.
La palpation est souvent rendue difficile par la tension des muscies abdominaux ; elle réveille et accentue la douleur.
Tels sont les signes principaux de la contusion hépatique : ils peuvent être associés parfois à des signes objectifs témoignant de la violence extérieure, tels
(1) Roustan, des lésins traumatiques du foie Th. d'Agrégation, Paris 1875.
des ecchymoses, des déchirures de la peau et des muscles sous-jacents. Mais ces symptômes peuvent. même dans les contusions très violentes de la paroi abdominale, faire totalement défaut.