CYR
et présente une longueur d'environ 6 à 7 centimètres. Elle est béante, peu profonde un centimètre et demi environ, et malgré le tamponnement, constamment remplie de sang.
Le champ opératoire étant bien protégé, et le lobe droit du foie abaissé le plus possible pour ne pas être gêné par le rebord des fausses côtes, nous procédons à la suture de la plaie. Avec
une aiguille courbe de Reverdin, il nous est assez facile de faire :
passer au dessous de la déchirure en plein tissu hépatique, nos fils de catgut. Nous plaçons six point séparés, qui amènent une coaptation exacte des lèvres de la plaie, en ayant soin de ne pas trop serrer les fils de façon à ne pas couper le parenchyme hépatique. L'hémorragie est complètement arrêtée. La région est soigneusement nettoyée avec des compresses sèches stérilisées ; les dernières sont retirées ne portant presque pas de traces de sang. Nous plaçons deux compresses stérilisées et un drain entre le diaphragme et la partie de la face convexe du lobe droit du foie ou portent les sutures ; ce tamponnement sort à l’extérieur sous un trés petit volume. L'opération est terminée par une suture à triple étape des incisions latérales et médianes. Bandage de corps exerçant une assez forte compression, 1.000
. grammes de sérum artificiel. Dans la nuit, nous visitons de
nouveau noire malade. Son facies est aussi pâle, mais son pouls est sensiblement meilleur.
Le lendemain matin, 4 mars, le visage est meilleur, le pouls est mieux frappé : 90, la température 37°. Le pansement n'est pas traversé. Le surlendemain nous enlevons le drain et le tamponnement.
Au huitième jour, on enlève tous les fils, sauf deux, pour maintenir encore pendant quelques jours, les lèvres de l’ineision latérale.
Au quinzième jour, la réunion est complète, le bandage de corps est cependant encore imposé au malade, qui quitte lhôpital le 30 mars en parfait état.