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gique, il n’en est aucune où il soit démontré que c’est la lésion hépatique antérieure qui a favorisé d’une facon quelconque la rupture de l’organe. Dans l'observation de Charpentier (1), par exemple, rapportée par Roustan, le passage de la voiture sur le corps, n'est-il pas suffisant pour expliquer les trois déchirures de la face convexe, et les quatre déchirures de face inférieure. Est-il nécessaire, pour trouver l’explication de désordres aussi considérables, de faire intervenir la dégénérescence graisseuse que présentait le malade ? On ne voit donc pas la nécessité, en
présence d’un malade présentant une contusion de la
région hépatique, de s'informer avec soin de ses antécédents et surtout de ses antécédents hépatiques. Evidemment la présence de calculs peut déterminer une ulcération spontanée (2), mais cette observation n’a rien à faire avec la contusion du foie. En outre, les calculs siègent dans les voies biliaires ; il ne s’agit plus alors d’une rupture du foie, mais d’une rupture des voies biliaires. |
On conçoit mieux que certaines conditions physiologiques prédisposent aux ruptures. Il est évident que dans l'inspiration, le foie est en contact plus direct avec la paroi que dans l'expiration. Mais comment pourrait-on démontrer, autrement que par l’expéri-
(1) Gazette hebdomadatre, n° 13. 1874.
2) Cas de Zimmerman. Revue Médicale, 1830. DAAPINE
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nique, c’est une pure illusion.
Que le foie soit plus exposé aux contusions, que
tout autre organe, par sa situation, ses rapports, d'une part avec la paroi abdominale, d'autre part
avec le plan résistant constitué par la cage thoracique __et la colonne vertébrale : par son volume enfin.et sa
fragilité ; c’est chose que personne ne peut contester.
Ces conditions physiologiques expliquent en partie la fréquence des ruptures ou déchirures du foie daus les
contusions de l'abdomen.
Causes déterminantes.
1° CHoc DIRECT
Cesont en première ligne, les coups de pied de che-:
val, les coups de bâton, puis les chutes ou les chocs
portant sur l’hypocondre droit. Dans ce cas, le foie cède au point frappé ; car la paroi étant élastique fuit devant l’agent traumatique. Le foie est alors frappé directement.
mentation, que le traumatisme s’est produit pendant : l'inspiration ou l'expiration, Au point de vue cli-
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