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CHARRIN à pu déterminer chez des cobayes des attaques convulsives par l'injection de sérum de femmes éclamptiques.
Les phénomènes présentés par l'enfant au sortir du sein maternel et dont l’analogie avec ceux de la mère est frappante, ressortissent, on le voit, à une pathogénie identique. Les auteurs qui ont étudié les causes de la mortalité de l'enfant dans l’éclampsie puerpérale, Moussous, MICHOLET, PIERRET, CASSAET, ont d’ailleurs constaté chez le nouveau-né des lésions irritatives, de nature surtout hémorrhagique, du foie et des reins, présentant les plus grandes analogies avec les lésions des mêmes organes chez les mères, lésions décrites par BLoT, PicrixT, MOREL, BOUFFE DE SAINT-BTAISE.
Ces considérations que nous venons d'exposer plaident assez éloquemment en faveur de l'influence de l’hérédité homologue convulsive dans l’étiologie des manifestations éclamptiques de l'enfance.
c) Hérédité dissemblable
Nous avons maintenant à étudier le rôle de l’hérédité dissemblable, dans laquelle nous ferons entrer l’hérédité nerveuse de transformation, due à une affection non convulsive du système nerveux chez les ascendants, l'hérédité infectieuse, l’hérédité toxique, l'hérédité arthritique. Nous dirons ensuite quelques mots du rôle de la consanguinité.
Heredite de transformafion
Les maladies nerveuses sont loin de se transmettre sous la même forme par l’hérédité : “ Qu’elles se ma-
nifestent par des troubles psychiques, sensoriels ou moteurs, écrit FÉRÉ, elles offrent entre elles des affinités nombreuses, des points de contact multiples;
.....on peut dire qu’elles constituent une seule famille indissolublement unie par les lois de l’hérédité. , C’est la grande famille névropatique. Les influences héréditaires agissent en créant sans doute une impressionnabilité particulière des éléments du système nerveux central qui les rend aptes à produire des paroxysmes convulsifs à propos d’excitations variées.
MorEz admettait déjà qu'un père atteint d’une névrose non convulsive peut donner le jour à des enfants qui seront des convulsifs. Cette opinion était également partagée par Lucas, Moreau de Tours, BoucHET et CAZAUVIEILH, DELASIAUVE, BOUCHUT, SAN- DRAS et BOURGUIGNON, TROUSSEAU, FÉRÉ, BOURNEVILLE, CouMBY, SIMON, D'ESPINE, HUTINEL et BABONNEIX etc.
BoucauT a vu 5 enfants nés d’une mère hystérique mourir de convulsions dans le bas-âge.
BARTHEZ et SANNÉ citent le cas d’une femme hystérique au plus haut point qui a donné naissance à deux petites filles atteintes l’une et l’autre à peu près au mème âge d’éclampsie infantile.
FÉRÉ a observé une femme hystérique mère de 8 enfants dont cinq eurent des attaques d’éclampsie.
Com8y relate l'observation d’une femme hystéroépileptique qui perdit 5 enfants en bas-âge emportés dans des convulsions, dont le dernier a été également atteint.
Durour seul affirme que les convulsions infantiles
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ne se rencontrent pas dans la descendance des hystériques non entachées d’épilepsie, opinion considérée d’ailleurs comme controuvée et trop absolue par D’Es- PINE, qui dit n'avoir parfois constaté dans les antécédents héréditaires des convulsifs infantiles que de l’hystérie maternelle.
GUERSANT et BLACHE rapportent d’ailleurs l’observation d’une femme seulement nerveuse et irascible qui vit mourir ses 3 enfants dans des convulsions peu après la naissance.
TroussEaAU cite encore une famille intéressante à ce point de vue : Un peintre de talent a un fils nerveux et daltonien qui a 7 enfants, dont six firent des convulsions infantiles et dont l’un présenta des attaques éclamptiques à chacune des maladies dont il fut atteint.
Toutes les manifestations nerveuses organiques, névropathiques ou psychopathiques, peuvent se retrouver dans les antécédents des convulsifs infantiles, en particulier migraine, hystérie, vésanies, démences, chorée, paralysie, strabisme, nystagmus, tics, myoclonies, tremblements, etc.
Nous n’en voulons pour preuve que les deux statistiques établies par FÉRÉ, où il a étudié la parenté de 308 hommes et de 236 femmes épileptiques, observés à Bicêtre et à la Salpêtrière et qui sont la plus belle illustration de la thèse de l’hérédité de transformation dans la famille névropathique.
Nous ne nous arrêterons pas aux faits où des enfants sont nés de parents atteints d'idiotie, d’imbécillité, d'arrêt de développement du cerveau. On sait que
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dans ces cas les enfants sont sujets à des troubles multiples, parmi lesquels les troubles convulsifs entrent pour une large part.
Hérédité infectieuse
La tuberculose et la syphilis héréditaires ont été considérées toutes deux comme aptes à réaliser la prédisposition convulsive.
1° Tuberculose. —- PorrTaL avait déjà indiqué la coïncidence remarquable dans la même génération des maladies convulsives, des vésanies et de la phtisie pulmonaire.
Moreau de Tours, après lui. eut le mérite d'attirer l’attention sur le rôle de la tuberculose. GOWERS et EcHEvERRIA partagent la même opinion. Cependant GoweERrs fait quelques réserves. Il trouve la tuberculose dans 39 oo des cas d’épilepsie, mais il ajoute que ces constatations, étant donnée la fréquence de l’infection bacillaire, ne peuvent avoir qu'une valeur relative.
BiswaNGER et D'EsPiNE dénient toute influence à l’hérédité tuberculeuse dans la genèse de la prédisposition convulsive, estimant qu’il ne faut voir dans la tuberculose des ascendants qu’une simple coïncidence, quand il s’agit d’une maladie aussi répandue que la phtisie.
GRaAssEr cependant écrit à l’article Diathèse du dictionnaire de DEcHamBre : “ Il y a des névroses de nature tuberculeuse. En envisageant cette maladie à travers les diverses générations des familles où elle est