‹ Contribution à l'étude des convulsions infantiles considérées dans leurs rapports avec l'épilepsieChapitre 20 sur 48 · AO EE · texte numérisé non relu

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mêmes facteurs héréditaires. L'enfant nait avec un système nerveux originairement capable de réagir par des convulsions aux excitences variées qui chez d’autres resteraient sans effet.

Pour FÉRÉ, l’éclampsie de l'enfance n'est qu'un phénomène précurseur de l’épilepsie, représentant sous une forme plus ou moins atténuée le mal comitial. Aussi, dit-il, “ il n’y a aucune bonne raison de distinguer les convulsions infantiles de l’épilepsie et de soutenir que l’épilepsie est rare ou n'existe pas chez les enfants. C’est au contraire chez eux qu’elle est la plus fréquente ,.

Nous pouvons résumer ainsi ses conclusions :

Les antécédents héréditaires et personnels mettent en lumière la prédisposition névropathique et la dentition, les affections gastro-intestinales, les fièvres éruptives, les maladies de l'appareil respiratoire, etc., ne jouent que le rôle de cause déterminante dans les accès convulsifs à forme éclamptique.

Puis, dans certains cas, des manifestations névropathiques ultérieures viennent prouver que ces premiers phénomènes éclamptiques ne sont pas simplement accidentels, mais dépendent d’un état morbide persistant. A l’éclampsie, épilepsie aiguë, succède l’épilepsie chronique, succession qui prouve bien l'identité de nature des manifestations convulsives. Enfin, l’état névropathique peut se transmettre aux descendants sous des formes variables.

L'identité des convülsions de l'enfance et de lPépilepsie avait été affirmée depuis longtemps par Bor- SIERI, qui considérait l’éclampsie comme une épilepsie

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