‹ Contribution à l'étude des convulsions infantiles considérées dans leurs rapports avec l'épilepsieChapitre 45 sur 48 · ONE · texte numérisé non relu

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Elle se couchera de bonne heure et suspendra tous les actes de la vie mondaine, bals, soirées, théâtre, diners. Les rapprochements sexuels seront, sinon interdits, du moins modérés. On devra proscrire de son alimentation les aliments excitants, toxiques ou susceptibles de provoquer des troubles digestifs ou de laisser passer des substances nuisibles dans le lait ; les conserves, le poisson, le gibier, la charcuterie, les coquillages et les crustacés, les champignons, les asperges, les choux et tous les condiments, vinaigre, poivre, ail, oignon, échalote, piment. Avant tout, elle s’abstiendra absolument d'alcool qui passe en nature dans le lait et dont nous avons vu les effets pernicieux sur le nourrisson. La boisson sera du lait pur ou coupé ou de l’eau fraiche édulcorée au besoin à discrétion.

Si on emploie une nourrice mercenaire, il importe de s’entourer, dans le choix qu’on fait, des précautions les plus minutieuses. La nourrice sera robuste et bien portante, ni trop jeune, ni trop âgée. On la prendra autant que possible à la campagne et on éliminera les femmes rousses, dont la peau exhale, surtout au moment des chaleurs de l'été, une odeur repoussante. Les dents doivent être saines, car des dents cariées sont un foyer d'infection et une source de troubles digestifs. Il faut dépister par tous les moyens la tuberculose et la syphilis, s'assurer qu’elle est sobre et interroger avec le plus grand soin les antécédents héréditaires et personnels afin de pouvoir affirmer qu’elle n’est pas elle-même soumise à une tare névropathique qui serait du plus fàcheux effet sur notre prédisposé.

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