‹ Contribution à l'étude des convulsions infantiles considérées dans leurs rapports avec l'épilepsieChapitre 6 sur 48 · AGREE · texte numérisé non relu

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CœrLius AURELIANUS donne à l'affection le nom de passio puertilis, souffrance extrême des enfants.

Les Arabes l’avaient dénommée la mère nourrice des maladies des enfants, car ils lui reconnaissaient le pouvoir de les rendre paralysés, sourds-muets et idiots.

En Provence, au XVI: siècle, la maladie était appelée la gouttele aux petits enfants et Jean TaxiL, dans son Traité de l’épilepsie, en 1612, lui assigne déjà comme cause prédisposante l’hérédité alcoolique.

BRESCON, médecin de l’hôpital de Mézin, dans les Landes, auteur d’un ouvrage très original sur l’épilepsie, consacre une partie importante de son livre à l'étude des attaques convulsives de l’enfance. Il avait bien observé l’éclampsie vermineuse et aussi l’éclampsie toxique, causée par “les matières aigres, gluantes et visqueuses qui engendrent les vers, matières qui infectent les premières voies, gâtent le chyle et, et une fois portées dans le sang, en souillent et vicient la masse. , De sa théorie pathogénique, il tire des conséquences thérapeutiques fort judicieuses.

ACKERMANN, un des premiers, en 1765, étudie les causes de l’éclampsie des enfants, qu’il différencie assez nettement de l’épilepsie. /De epilepsiæ motuumque convulsivorum infantum causis prœcipuis}.

Frédéric HorFMANN, après lui, consacre dans son Traité des maladies du jeune äge un chapitre aux convulsions de l’enfance, qu’il divise en essentielles et symptomatiques et dont il place le siège dans la moëlle épinière.

Après HorrmanN, les travaux abondent tant en France qu’en Allemagne et en Angleterre.

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Le premier ouvrage capital est celui de BAuMESs, professeur à l’école de médecine de Montpellier, en 1805. Dans son Traité des convulsions dans l'enfance, il identifie l’éclampsie des jeunes enfants et l’épilepsie et il étudie minutieusement les causes prédisposantes et déterminantes des spasmes convulsifs.

Après lui, SAUvVAGES, ROSEN, UNDERWOOD divisent les convulsions de l'enfance en convulsions essentielles et convulsions symptomatiques.

En 1824, BRACHET, présente au cercle méaical de Paris son Mémoire, qui a mérité d’être couronné, sur les causes des convulsions des enfants et les moyens d'y remédier. BRACHET, se refuse nettement à assimiler épilepsie et convulsions. Son mémoire, réédité en 1835 sous le nom de Traité pratique des convulsions dans l'enfance, représente l’état de la science à son époque et se termine par de sages considérations thérapeutiques. |

ZaxcErL, de Vienne, publie en 1834 une monographie sur les convulsions des enfants (Ueber die convulsionen in Kindlichen Alter). La partie la plus intéressante est celle qui a trait au traitement sur lequel il insiste particulièrement et donne des vues très judicieuses.

Nous citerons encore le mémoire de DUGEs à l’Académie de médecine en 1833, les thèses de Jupcy (1809), TonnELLÉ (1815), MEescy (1819), BouRRIENNE (1821), Dusoc (1833), Lecœur (1833), LEcoMTE (1836).

La thèse de DucLos en 1847 (Études cliniques pour servir à l’histoire des convulsions de l'enfance) est un travail que l’on consulte encore avec fruit.

Nous signalerons également les mémoires d'Ozaxau

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(1850), HouerrTE (1852), Mercier (1857), en France, de Goop, Locock (1845), en Angleterre, HENKE, IoErG et MEISSNER, en Allemagne.

Une mention particulière doit être accordée à l’article de GUERSANT et BLACHE, dans le dictionnaire de médecine, à l’article de Fovizze dans le dictionnaire de JaAccoup, à l’article de BurLUREAUx dans le dictionnaire de DECHAMBRE.

Les vieux cliniciens avaient déjà bien mis en relief le rôle de l’hérédité dans l’étiologie de l’éclampsie de l'enfance; les auteurs modernes ont précisé cette influence de la tare héréditaire, et ils se sont attachés surtout à décrire les formes cliniques variées, à étudier le mécanisme pathogénique intime des convulsions des enfants et à établir leurs rapports avec la névrose comitiale.

RizziEr et BARTHEZ, dans leur Traité des maladies de l'enfance, décrivent minutieusement les causes et les symptômes de l’éclampsie dont TROUSSEAU fait, dans ses cliniques de l’'Hôtel-Dieu, une étude magistrale.

DE MONTGOLFIER, en 1883, s'attache, dans sa thèse inaugurale, a établir le rôle de l’hérédité dans l’étiologie des convulsions infantiles, et BoucauT en donne une excellente description dans son Traité pratique des maladies des nouveaux-nés, des enfants à la mamelle et de la seconde enfance.

Nous citerons encore l’article de Jules Simox dans la Gazette des Hôpitaux, de mai 1882, qui est une remarquable revue générale de la question à cette époque.

Tous les auteurs de Traités des maladies des enfants, D'ESPiNE et PicorT, SIMON, de Nancy (in Tr. de

GRANCHER et ComBy), BABONNEIX, CRUCHET, etc, ont consacré un long chapitre à l’étude de l’éclampsie de l’enfance.

Moxop a étudié, dans sa thèse, l'avenir des convulsifs infantiles.

Il nous est impossible de nommer ici les innombrables travaux auxquels les attaques convulsives ont donné lieu dans ces dernières années, travaux allemands surtout; nous nous contenterons d’en citer quelques-uns dans l’index bibliographique que nous placerons à la fin de ce travail.

Mais nous n’aurions garde de passer sous silence les remarquables rapports de MM'D’EsPixE et Moussous au Congrès français de Médecine de Toulouse en 1902, où toutes les théories modernes sont minutieusement discutées et auxquels nous avons fait de fréquents emprunts.

Nous avons ainsi divisé notre travail :

Nous nous attachons d’abord à établir solidement les bases de l’étiologie des convulsions de l'enfance et à montrer l'influence prépondérante de la tare héréditaire dans la détermination de la prédisposition. L’étude des causes déterminantes multiples et variées termine ce chapitre.

Nous passons ensuite en revue les théories diverses qu'ont suscitées les rapports de l’éclampsie de l’enfance avec l’épilepsie pour en arriver à l'étude de l'avenir des convulsifs infantiles. Nous précisons à ce sujet les indices qui nous permettent de diagnostiquer la tare

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épileptogène, la prédisposition convulsive qui pourra faire de l’ancien éclamptique, à plus ou moins brève échéance, une victime de l’épilepsie.

Enfin, notre dernier chapitre est consacré au traitement prophylactique de la névrose comitiale chez l'enfant ainsi prédisposé.

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