‹ Contribution à l'étude des Coqueluches du jeune enfantChapitre 21 sur 37 · OBSERVATION XV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XV

M... Michel, 7 mois, contracte vers le 25 décembre 1951 une coqueluche légèrement fébrile, avec quelques quintes caractéristiques. Traitée dès le début par la chloromycétine en suppositoires, l’évolution semblait normale. Au cours de la troisième semaine de l’évolution, apparaît brutalement une température à . 89°5, ainsi qu’une dyspnée assez marquée. L’hospitalisation est alors conseillée.

A l’entrée, la gêne respiratoire est évidente, mais non dramatique. L’auscultation révèle l’existence de signes bronchopulmonaires bilatéraux. La toux, légèrement quinteuse, est peu intense. Il n’existe aucun signe neuro-toxique.

La radiographie pulmonaire met en évidence une ombre diffuse, mais peu homogène, des deux sommets, et des images macro-nodulaires dans les régions hilaires.

La numération globulaire donne un chiffre de 19.500 globules blancs, avec 81 % de lymphocytes,

En même temps que l’oxygénothérapie, un traitement antibiotique est institué (streptomycine 0,50 g, pénicilline 800.000 unités). La température persistant à 40° et les phénomènes fonctionnels ne s’améliorant pas, la pénicilline est remplacée, au bout de 48 heures, par la chloromycétine à la dose de 0,75 g per os.

Le tableau clinique se transforme rapidement en trois jours. La température descend à 37° et les signes fonctionnels pulmonaires s’amendent, é

Cet état dure 48 heures et la guérison semblait assurée.

Le neuvième jour, l’enfant présente brutalement un tableau de shock, avec hyperthermie, convulsions, dyspnée intense. Une perfusion de sérum novocaïné, avec percortène à forte dose, est mise en place d’urgence, mais en quelques heures, l'enfant décède avec des signes cliniques d’encéphalite.

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