‹ Contribution à l'étude des Coqueluches du jeune enfantChapitre 23 sur 37 · OBSERVATION XVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVII

F... Ernestine, 19 mois, est hospitalisée le 28 février 1952, pour une coqueluche très grave.

Les premiers signes étaient apparus onze jours auparavant. Les quintes, peu nombreuses et d’intensité moyenne, ne s’accompagnant pas de température, semblaient laisser présager une évolution favorable.

Le 29 mars, alors que la toux semblait vouloir diminuer, la température s’est élevée à 40° en même temps que des signes pulmonaires importants apparaissaient, avec dyspnée et cyanose. L'enfant est hospitalisée d'urgence.

A, son entrée, on note la gravité de l’état général. Les signes pulmonaires sont très marqués et l’enfant reste cyanosée presque en permanence. Il existe un tirage sus et sous-sternal, avec battement des ailes du nez.

A l’auscultation, on perçoit des râles alvéolaires disséminés dans les deux champs pulmonaires ; à la base droite, existe un foyer plus accentué.

L'enfant est prostrée, semi-comateuse, répondant peu aux incitations. IL n’existe ni signe neurologique en foyer, ni syndrome méningé. De temps à autre, apparaissent de petites convulsions cloniques aux membres supérieurs,

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Le fond d’œil est normal. La ponction lombaire montre un liquide clair, légèrement hypertendu; albuminorachie : 0,35 g, glychorachie : 0,75 g, cellules : 0,8.

Hémogramme : 48.000 globules blancs, avec 71 % de lymphocytes.

La radiographie pulmonaire montre des sommets clairs, mais une diminution de transparence des deux bases, avec à droite, une ombre de condensation parahilaire peu homogène et à limites peu précises.

L'enfant est mise sous perfusion de sérum salé et glucosé, novocaïné ; oxygénothérapie ; 20 mgr de terramycine sont dissous dans le liquide de perfusion. Par voie générale deux injections de streptomycine par jour (0,50 g).

L'enfant sort progressivement de sa torpeur. Les signes pulmonaires diminuent, la température rescend à 38°5.

Mais 48 heures après, apparaissent des œdèmes aux membres inférieurs, ainsi qu’une albuminuerie. La transfusion est arrêtée.

Le lendemain, se produit une nouvelle ascension thermique à 40°. La terramycine est arrêtée. L’auréomycine et la chloromycétine sont associées à la streptomycine, L’état général s’aggrave et, après une chute brutale de la température à 37°, l'enfant présente un état de mal convulsif généralisé, qui ne cède pas malgré l’administration de doses importantes de gardénal, de chloral et de sérum glucosé hypertonique intraveineux.

L'examen du fond d’œil révèle alors un œdème bilatéral de la papille. L'enfant décède le 8 avril, au neuvième jour de son hospitalisation, au Cours d’une crise convulsive, dans un tableau d’asphyxie.

à 5) Coqueluche à complications diverses

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