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de crises de cyanose. Celles-ci, en général de courte durée, d’intensité variable, périodes asphyxiques, parfois dramatiques, semblent constituer vraiment le symptôme dominant de la coqueluche du nourrisson. Elles surviennent soit au cours d’accès de toux, dont elles paraissent être la conséquence, soit à l’occasion d’un léger déplacement de l’enfant en vue de son examen par exemple, soit lors d’une prise alimentaire. L’enfant bleuit, étouffe véritablement, puis il rejette parfois des glaires, mélangées ou non à des particules alimentaires. (Observations VIT et VIII).
Ces crises durent quelques secondes, certaines très légères peuvent passer inaperçues.
- Après la crise, l’aspect du nourrisson redevient normal. L’auscultation pulmonaire ne révèle aucun signe particulier, si ce n’est quelques signes discrets de bronchite.
Le nombre et la durée de ces crises de cyanose est
. très variable. La période de phase aiguë semble durer
une semaine, puis les crises s’espacent. Il n’est pas rare cependant d’en observer au cours de la troisième ou de la quatrième semaine de la maladie.
Elles semblent dans ce cas survenir par reprises après une courte période de rémission.
La pathogénie de ces crises de cyanose est mal élucidée. Survenant au cours ou à la fin d’un accès de toux, et s’accompagnant d’un rejet de glaires ou de mucosités, leur origine semble dans cé cas purement niécanique: encombrement des voies aériennes. Toutefois, cet élément obstructif paraît minime. Ces phénomènes peuvent alors s’expliquer par l’existence d’un laryngo-spasme ou d’un trouble diencéphalique par fragilité et instabilité du système neuro-végétatif.
La constatation de cet état cyanotique survenant par accès, accompagné ou non de quintes de toux, en milieu contaminé, est un argument en faveur du diagnostic de la coqueluche, que nous estimons de grande
valeur.