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La température, au cours de l’évolution de ces formes, est loin d’être constante. Elle ne semble pas en rapport avec le caractère et l’intensité des quintes. Elle peut être élevée, en dehors de toute manifestation pulmonaire patente, ou de toute autre complication, et donner parfois à l’affection une allure sévère.
Deux autres éléments de la symptomatologie doivent être soulignés, à cause de leur fréquence et leur intérêt diagnostique: les manifestations pulmonaires spécifiques, les modifications hématologiques.
a) Depuis les travaux de Julien MARIE et Georges SÉE sur les pneumocoqueluches, l’action des bacilles de Bordet et Gengou et de ses toxines sur le parenchyme et l’arbre aérien sont bien connus. Ces manifestations nous semblent particulièrement fréquentes chez le nourrissOn.
Les pneumocoqueluches alvéolaires surviennent en général au cours de la première semaine de la période des quintes. Mais il n’est pas rare de les voir apparaître beaucoup plus tard, vers le vingtième ou vingt-cinquième jour. Elles se manifestent avant tout par l’existence de signes fonctionnels: gêne respiratoire, dyspnée progressive, avec parfois battement des ailes du nez, crises de cyanose au cours de certains accès dyspnéiques.
La température est toujours constante et le plus souvent oscille autour de 39-40”.
L’auscultation est variable; dans un certain nombre de cas, l’oreille perçoit de fins râles bulleux envahissant les deux champs pulmonaires; parfois, quelques signes de bronchite, d’autres fois, une respiration sensiblement normale.
À son degré maximum, ce tableau évoque celui de la bronchite capillaire des auteurs classiques. Mais, en fait, les signes généraux et toxi-infectieux sont absents. L'état général est bien conservé, le regard vif, le faciès coloré et la conscience parfaite.
La radiographie pulmonaire est, à l’encontre de la symptomatologie, beaucoup moins évocatrice. Les images sont extrêmement variables et nullement spécifiques. En dehors d’une accentuation des ombres hilaires et d’un comblement du sinus costo-diaphragmatique, fait assez commun dans la coqueluche, l’image pulmonaire est souvent normale.
Toutefois, certains aspects nous ont paru relativement fréquents (obs. IV, VI, IX, XI, XV): diminution de transparence de l’un ou des deux sommets, opacité paracardiaque pouvant donner un aspect ganglionnaire, image réticulée diffuse. Malgré la gravité apparente des phénomènes cliniques, l’évolution de telles formes est en général favorable. Sensibles aux antibiotiques, leur évolution est courte. La température et les phénomènes fonctionnels rétrocèdent rapidement, le plus souvent en deux ou trois jours.
Les pneumocoqueluches en foyer, à signes fonctionnels identiques, sont plus rares chez le nourrisson. D’apparition classiquement plus tardive, et évoquant un tableau de surinfection, leurs caractéristiques sont surtout stéthacoustiques. Un foyer pulmonaire, tel que l’on en rencontre au cours de la bronchopneumonie banale, est perçu à l’une des deux bases. L'image radiographique peut montrer des opacités sus-diaphragmatiques plus ou moins étendues, ou des condensations peu homogènes à topographie lobaire.
Leur pronostic est également favorable, mais on peut observer des séquelles telles qu’une toux persistante accompagnée ou non de dilatation bronchique.
b) Les modifications hématologiques sont une deuxième caractéristique importante, dans la coqueluche du nourrisson. L’hyperleucocytose, à cellules mononucléées, est un élément essentiel du diagnostic. Elle n’a fait défaut dans aucune de nos observations. Outre son intérêt pour affirmer une coqueluche à symptoma-